Le journal moitié-moitié
Nouvelles lacunes à la prison de Champ-Dollon
De nombreux détenus y ont été privés d’ateliers l’année dernière, parfois sur de longues périodes.
Ces ateliers de cuisine, de travaux créatifs ou manuels, essentiels pour la réinsertion sociale, ont été régulièrement suspendus. Un tiers étaient fermés en 2025, selon les dernières statistiques sur la détention.
En cause : des absences de longue durée, un sous-effectif, le manque de temps des maîtres d’ateliers et la difficulté à en embaucher de nouveaux.
Interpellé par le MCG sur la question, le Conseil d’État estime que la prison n’est pas tenue d’assurer ces ateliers, étant donné le profil des détenus.
Cependant, en raison de la surpopulation carcérale, plus de la moitié des détenus incarcérés à Champ-Dollon seraient bien concernés par ce droit.
Un village No G7 à Annemasse ?
La ville frontalière pourrait accueillir un village d’opposants et opposantes au G7 les 13 et 14 juin prochains.
La préfecture de Haute-Savoie a confirmé au collectif No G7 qu’elle n’interdirait pas leur village associatif et syndical au parc de la Fantasia.
La préfète demande aux organisateurs et organisatrices de déposer, dans les prochains jours, un dossier comportant toutes les garanties de sécurité.
Ces conditions de sécurité présentées conditionneront l’autorisation.
Le collectif prévoit de rassembler 3 000 personnes.
Rima Hassan se rendra à Berne
La députée européenne franco-palestinienne est attendue prochainement au Palais fédéral, invitée par le conseiller aux États Carlo Sommaruga et le groupe parlementaire Suisse-Palestine qu’il préside.
La juriste sera accompagnée de l’ex-maire de Genève Rémy Pagani, qui avait participé à la flottille pour Gaza en 2025, ainsi que d’autres Suisses et Suissesses revenus il y a une semaine de la dernière expédition. Rima Hassan avait, elle aussi, été arrêtée en mer en 2025.
Membre de La France insoumise, elle fait l’objet de plusieurs plaintes pénales en France. Carlo Sommaruga défend toutefois son invitation, soulignant son rôle d’eurodéputée et rappelant qu’elle n’a, à ce jour, pas été condamnée.
Il évoque aussi les pressions exercées, selon lui, contre les défenseurs et défenseuses de la cause palestinienne.
Réouverture de la Canopée à Genève
Depuis vendredi et jusqu’au 16 août, l’espace estival sur les quais, bien connu des Genevois et Genevoises, est à nouveau ouvert.
Mise en place par la Ville de Genève, la Canopée proposera gratuitement des activités sportives et ludiques comme le yoga ou le pilates.
« La Canopée reste l’endroit idéal pour essayer une nouvelle discipline, reprendre en douceur une activité physique ou simplement profiter du cadre majestueux de la rade », a déclaré la conseillère administrative Marie Barbey-Chappuis.
Des cours de danse et des soirées stand-up sont également au programme.
Le Valais met en lumière des femmes remarquables
À l’occasion des 30 ans de la loi sur l’égalité, le canton rend hommage à trente femmes qui se sont illustrées dans différents domaines.
Le projet a été inauguré à Unterbäch, première commune de Suisse à avoir accordé le droit de vote aux femmes.
L’objectif est de documenter et valoriser les réalisations de femmes trop souvent restées peu reconnues, et d’offrir une représentation plus égalitaire.
Parmi les personnalités mises à l’honneur, on trouve notamment la rappeuse KT Gorique, la footballeuse Madeleine Boll ou encore l’ancienne conseillère fédérale Viola Amherd.
Les portraits de ces 30 femmes sont disponibles sur le site internet de l’État du Valais.
Dis-moi où tu es, et je te dirai si tu m’aimes…
Et oui, c’est un peu l’adage du moment dans le couple.
La géolocalisation de son ou sa partenaire se banalise chez les plus jeunes.
Grâce à des applications comme la Snap Map, sur Snapchat, partager sa localisation devient une preuve d’engagement, de fidélité et de confiance.
Si certain·es trouvent cela tout mignon et y voient un moyen de savoir l’autre en sécurité, des voix sont toutefois plus critiques, pointant les possibilités de dérives de contrôle et de surveillance abusive.
La tendance relance le débat sur la nécessité de transparence absolue dans le couple.
Dans un article du Monde consacré au sujet, la thérapeute Evelyne Dillenseger rappelle toutefois le peu de pertinence de la pratique, résumant : « On peut certes savoir où quelqu’un se trouve sans jamais savoir réellement ce qu’il ressent ».
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