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Uniformes : des flics, du drame et de la fondue

Sylvia | 12 mai 2026

C’est sans beaucoup d’attente que je me suis mise à regarder la série «Uniformes». Et franchement, heureusement.

Elle nous donne un aperçu de la vie dans la Police genevoise en nous présentant une équipe éclectique de 6 personnes. Nous avons, Charlie, la cheffe de groupe, qui essaye de faire de son mieux malgré les tensions dans son couple. Maddie, la policière réservée et plutôt discrète qui garde tout son stress à l’intérieur. Ou encore Lewis, jeune gendarme sûr de lui mais rattrapé par son passé quand sa mère toxicomane revient dans sa vie après des années d’absence.
Chaque épisode se concentre sur l’un des personnages tout en gardant un fil conducteur de leur histoire.

Tout commence par un drame : à la suite d’une intervention chez un couple après des plaintes pour bruit, Lewis se retrouve entre la vie et la mort. Derrière cette dispute de voisinage, on sent rapidement qu’il y a aussi des violences conjugales.
Il tente de calmer la situation et se fait tirer dessus. S’ensuit une enquête interne pour comprendre s’il y a eu des fautes de protocole et si ce drame aurait pu être évité. A partir de là on découvre les personnages un par et leur point de vue sur ce qui s’est passé.

Ca donne une série qui ne va pas toujours au bout de ses idées.
L’intrigue n’est pas dingue, on comprend assez vite comment tout a mal tourné mais apparemment… on est les seuls. L’enquêtrice, elle, aura besoin de toute la saison pour prendre une décision avec laquelle on n’est pas forcément d’accord.

On sent aussi que le show insiste beaucoup pour qu’on s’attache à ces policiers… mais des fois, ça ne fonctionne pas.
Par exemple, on comprend que le policier Nico a perdu son jeune fils mais n’a pas fait son deuil donc il est à fleur de peau, en permanence. Un jour, il arrête une automobiliste qui roule un peu trop vite et qui essaye d’éviter l’amende avec son charme. Ça ne marche pas avec Nico, il vrille : Il se met à lui crier dessus. C’est Charlie, avec qui il patrouille ce jour-là qui finit par gérer la situation. Personnellement, je ne pense pas que dans la vrai vie il pourrait être policier avec un deuil aussi lourd. C’est dangereux pour lui et les autres et on se dit qu’il devrait prendre du temps pour se remettre avant de reprendre le service.

Pour revenir à Charlie, on lui dit un jour pendant un entretien officiel qu’elle n’est pas «faite pour ce job». Ce commentaire va perturber la cheffe de groupe. Elle court voir son copain en pleurant et se demande si elle veut continuer dans la police ou changer de carrière. Son mec en a déjà assez de ses horaires et essaye de lui trouver une piste dans un autre domaine. Mais finalement, il suffit d’une arrestation d’un trafiquant de drogue et ses questions existentielles disparaissent.
Ça me paraît un peu facile et c’est pour ça que moi, je n’arrive pas à y croire.
Bref! Tout au long des épisodes, on a l’impression que personne ne se pose les bonnes questions et on continue «comme si de rien n’était», ce qui m’a parfois sortie de l’histoire.

J’ai quand même apprécié certaines choses dans la série.
L’inspectrice en charge de l’enquête interne est jouée par Zineb Triki. Quand elle arrive à l’écran, elle nous emporte avec elle. Tu as pu l’apercevoir dans le Bureau des Légendes ou dans Homeland. Son calme devant cette équipe, sa manière de parler et sa présence sont un vrai bonheur à regarder.

Dans « Uniformes », on retrouve également Kacey Mottet Klein qu’on connaît depuis qu’il est ado dans le cinéma suisse, et qui apporte tout de suite quelque chose de très brut et naturel à l’écran. Sa façon de parler… son énergie…

Mais la vraie star du show finalement c’est Genève! On la voit dans toute sa splendeur: le Jet d’Eau et la rive gauche, les Cropettes, les rues autour des Grottes, des cafés familiers… on prend vraiment du plaisir à voir les différents quartiers qu’on connaît et qui, je dois dire, passent très bien à l’écran.

Il y a aussi des scènes assez drôles, même si on se demande si c’est voulu. Par exemple, la pause de midi au commissariat où l’équipe déjeune ensemble dans la cuisine. Ils partagent une fondue avant de repartir arpenter les rues pour stopper la criminalité.
Je ne sais pas pour toi mais moi après avoir mangé une fondue je suis plutôt du genre à vouloir faire une sieste mais le cliché est apprécié.

Donc finalement je dirais que l’idée est bonne mais pas sûre du produit final.
Mais bon, j’avoue, la série a quand même fonctionné: Kacey Mottet Klein a déclaré qu’il voulait maintenant passer le concours de police.


Chronique : Sylvia
Animation : Lionel
Réalisation : Antoine
Première diffusion antenne : 11 mai 2026
Crédits photos : RTS
Publié le 12 mai 2026

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Une publication de Sylvia


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