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« The One » série Netflix

Pierre | 1 avril 2021

LOLA : Pierre, tu as regardé une nouvelle série Netflix, elle parle de quoi ?

Comment rencontrer son âme-sœur, le grand amour à l’heure des découvertes sur les structures biologiques qui composent nos êtres.
Comment écrire une fiction futuriste en faisant usage des recettes théâtrales de Marivaux ou de Feydau, créer un vaudeville 3.0 en quelque sorte.
Cela prend forme dans une série proposée par Netflix qui se nomme The One
Elle débute par une plongée sous-marine dans laquelle on découvre la dépouille d’un homme, une sorte de cadavre dans le placard. Ce macchabée permet de créer une tension, qui est-il, qui l’a tué ? Il devient le fil rouge des nombreuses histoires qui s’entremêlent. Si vous prenez le temps d’observer l’écriture de la plupart des fictions actuelles, vous verrez que les auteurs aiment jouer de la chronologie de la narration. La grande mode consiste en un incessant aller-retour dans le temps. Ici votre repère est capillaire, le personnage principal a le cheveu tombant pour la jeunesse puis relevé pour les moments plus tardifs. Pourquoi jouer de chronologie ?
En divulguant au compte-goutte le passé trouble d’un personnage, les scénaristes espèrent nous tenir en haleine. C’est un peu maladroit mais ça marche.
L’héroïne s’appelle Rebecca Webb, elle est la fondatrice et directrice de The One.
Une sorte de site de rencontres, particulier.
Je vous livre son premier discours.
(Extrait)
« Il y a un secret que j’aimerais partager avec vous : ma mère et mon père ressentent de la haine l’un envers l’autre. Non, non, non, qu’on se comprenne bien, c’était de très bons parents et je suis très reconnaissante de tout ce qu’ils ont fait pour moi. Ils m’aimaient mais eux, ne s’aimaient pas, c’est tout. J’ai grandi en pensant que c’était normal. Et je crois que c’est ce que pensent beaucoup d’autres gens. Chaque fois que je me suis mise en couple et croyez-moi, ça ne m’est pas arrivé si souvent. Je me suis demandé si quelqu’un ne m’attendait pas ailleurs, un homme mieux encore, un homme qui me correspondrait.
Quand je commençais à fréquenter un mec, j’avais le sentiment de lancer un dé, je sortais un 3. Peut-être, parfois encore un 4, si vraiment j’avais de la chance. On mériterait de sortir un 6. On mériterait de connaître un conte de fées. Plus personne ne devrait faire de compromis. En amour, j’ai trouvé comme un truc dorénavant, chacun aura droit à un 6.
(Applaudissements)
Il ne faut qu’un seul de vos cheveux. Et le faire tester vous permettra de connaître la seule personne avec laquelle vous êtes génétiquement garantie de tomber amoureux pour la vie. Votre seul et unique amour. Et j’ai un autre secret à vous partager, ça marche. Croyez-moi. Ça marche réellement.
(Applaudissements)
À la minute où vous rencontrerez votre match. Rien de ce que vous connaissez ne sera jamais plus pareil. Ça a tout changé pour moi. Ethan est discret, il déteste la scène, je le fais voyager aux 4 coins du monde parce que je ne supporte pas d’être séparé de cet homme. Je veux que vous aussi vous connaissiez ce sentiment.
(Applaudissements)
Aimer corps et âme, et être aimé. Est-ce que ce n’est pas ce que l’on veut tous. Est-ce que ce n’est pas ce qui fait de nous des êtres humains ? C’est aussi ce que je crois. Merci à tous.
(Applaudissements) »

Les scénaristes imaginent que les phéromones que nous émettons à l’instar des animaux, vont pouvoir être décryptées et agir sur les futures rencontres des personnages.
Un simple test ADN permet de trouver la personne idéale, celle avec qui on est prédisposé de tomber follement amoureux. L’idée est simple mais les implications le sont beaucoup moins… Eh oui, il y a, en plus de l’amour, la morale…
Par exemple, comment un couple déjà constituer pourra survivre au test s’ils découvrent qu’ils ne sont pas chimiquement compatibles.
Dans un autre cas de figure comment les accidents de la Vie bouleversent la rencontre idéale.
Il y a là, une excellente idée à développer.
On aurait aussi pu interroger le jeu des positions sociales, les différences d’âges et toutes nos différences.
Cela aurait permis de créer des tensions avec un zeste d’humour.
Malheureusement, les auteurs préférés faire usage de la vieille intrigue policière.
Dommage !

Une publication de Pierre


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