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Quel avenir pour la SSR ?

Julie Marti | 24 décembre 2017
L’initiative « No Billag » sera votée le 4 mars prochain. En jeu ? L’avenir de la SSR et des médias publics suisses et leur méthode de financement, considérés comme trop coûteux pour les initiants mais comme un outil indispensable à la démocratie pour les opposants. Louise Morand, vice présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux genevois et Dominique Tinguely, conseiller municipal de Plan-les-Ouates et trésorier des Verts genevois, étaient sur les ondes de Vostok.
Le dernier débat concernant la redevance a eu lieu en 2015, à cette occasion elle est passée de 451.- à 400 francs. Aujourd’hui, la redevance a encore baissé et est au prix de 365.-, un prix pourtant encore jugé trop élevé par les initiants. « Ce qui est au centre de notre initiative, » explique la vice présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux genevois, « c’est bien la liberté de choix. Il fût un temps où la redevance se justifiait, car il y avait un monopole technique. Avec internet, on n’a plus besoin d’une main étatique derrière pour nous permettre d’avoir accès à l’information. » Une initiative qui prend pourtant place dans un contexte médiatique tendu avec la fin de L’Hebdo, la délocalisation de la Tribune de Genève à Lausanne, et Le Matin, bientôt uniquement disponible en version numérique.
La population décidera le 4 mars de l’avenir de la SSR, en interdisant à l’État de la financer. Une décision qui met en péril la diversité médiatique, mais aussi les « informations suisses », selon Dominique Tinguely. Une décision qui, si l’initiative est acceptée, redéfinira complètement le paysage médiatique suisse. « Je ne pense pas que la main de l’État soit nécessaire pour financer nos médias. Si l’on voit que privatiser ceux-ci ne fonctionne pas, rien n’empêche les cantons de subventionner et de financer une info locale, » propose Louise Morand. Un débat qui prendra fin début mars, mais qui soulève le questionnement des médias et des informations en Suisse, à l’heure d’internet.
Le service public et son offre médiatique sont donc remis en cause par certains partis politiques, qui les considèrent comme « flous ». Une définition du service public et ce que finance la redevance qui est, selon Dominique Tinguely, claire. « Les médias publics suisses doivent participer à informer, en toute indépendance et neutralité sur les divers sujets de société, l’ensemble de la population, » précise le conseiller municipal de Plan-les-Ouates. Et d’ajouter en conclusion : « Je pense qu’il est important d’imaginer ce qu’on va perdre s’il n’y a plus la redevance, il n’y aura plus de chaines de radio locales, il n’y aura plus de télévision en Suisse et on sera tous condamnés à regarder TF1, France 2, les actualités françaises et à ne plus avoir de production suisse. »
Retrouvez le débat :

Radio Vostok I Publié le 24 décembre à 12h03 I Modifié à 12h42
Crédit photo de une : © Orchester.ch

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Une publication de Julie Marti

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