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La QuotidienneMusique

Parcels brise les codes avec DAY/NIGHT

Nolwenn | 13 décembre 2021

Au début du mois, ce n’est pas un, mais bien deux albums que le quintet Australien de Parcels nous a livrés. Ou plutôt d’un double album dont tout le concept repose sur un jeu de contrastes entre les deux parties : Day et Night. De la pochette, aux ambiances et sonorités, en passant par les thèmes abordés, les deux albums s’opposent et se répondent.

Commençons par Day. Comme son titre l’indique, cette première partie est la plus lumineuse, punchy et colorée. On y retrouve la patte retro à laquelle le groupe nous a habitué, tout en restant très modernes et innovants. Une pop-funk très clairement inspiré par le disco des années 70, mais dont les basses et arrangements évoquent étrangement les Daft Punk. L’album s’ouvre sur LIGHT, un long titre presqu’entièrement instrumental, dans lequel les voix ne font qu’une brève apparition au bout de quatre minutes. Ça annonce la couleur : dans ce double album, on prend son temps. D’ailleurs, les guitares et batteries du quintet se font désirer, puisque le morceau démarre avec presque deux minutes d’intro performée par un orchestre à cordes. C’est lent, c’est différent, et sûrement inquiétant pour les fans de la première heure ! Mais ils vont devoir s’y faire, puisque l’orchestre est un important fil rouge entre les deux albums. S’enchaînent ensuite les 8 autres titres de cette première partie. Bien funk, bien joyeux, bien dansant, bref : bien, tout simplement. On y retrouve d’ailleurs trois des quatre singles qui ont précédé la sortie de l’album, dont Free dont on va écouter un bout :

Dans Night, l’ambiance change du tout au tout. On découvre des titres un peu plus sombres et introspectifs. Le groove est toujours là, mais l’ambiance est plus mélancolique. On retrouve même des balades intimistes, aux accents jazzy. Les thèmes abordés sont aussi plus profonds, et l’orchestre qui suit toujours le groupe prend un tournant plus dramatique. Mais un titre en particulier capte l’attention : Famous. Il fait hyper années 70, hyper dansant, presque disco. Bref, on se demande pourquoi il n’est pas dans la première partie. Jusqu’à ce que tout à coup, au bout de 3 minutes 30, le morceau s’arrête brusquement pour laisser place à quelque secondes de funk qui n’a RIEN à voir, avant d’à nouveau laisser la place à une instru de jazz. Aucun sens. Ils ne suivent aucun codes. Alors les motivations ne sont pas toujours très claires, mais c’est en tout cas rafraichissant.

Les australiens brisent les codes: Un double album sorti en une fois, des morceaux qui dépassent les 7 minutes, de très longues intros, des interludes urbaines où on entend des voitures et des passants… Définitivement ils ont voulu sortir du moule, et le pari est réussi.
À travers ces 19 titres, Parcels prend son temps. On se retrouve embarqués dans une ambiance cinématographique très plaisante. Mais attention, pour que ça marche, l’album doit s’écouter en entier, et DANS L’ORDRE. Une habitude qui se perd à l’ère des playlists Spotify, Deezer ou Apple Music en shuffle.


Chronique : Nolwenn
Réalisation : Charly
Post-production : Cyril
Crédits photo podcast : © Remi Ferrante Hartman (@pastremi)
Crédits photo background : © Parcels DR
Date de diffusion : 24 novembre 2021
Publié le 13 décembre 2021

Une publication de Nolwenn


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