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La QuotidienneMusique

Lone Assembly: Voyage aux contrées du deuil.

Julian | 5 mai 2024

Lone Assembly est un quatuor de new wave formé de Glenn à la guitare, Jim à la basse, Romain à la batterie, et mené par Raphaël au chant, au piano, et au synthé. Après l’avoir annoncé à travers quelques singles l’année dernière, ils sortent leur premier EP, « That Never Happened. »

La première chose qui m’a frappé, c’est l’atmosphère gothique et dansante où virevoltent des instruments trempés dans de l’écho et menés par une batterie au rythme carré, très soutenu. Il en ressort un air sombre et entrainant. Les cinq morceaux sonnent comme un souvenir lointain qui semble perdu dans le temps mais est et sera toujours présent. Une sonorité qui reste constante sur tout le disque, ce qui n’est pas pour me déplaire.

D’ailleurs, pour sublimer cette ambiance, le groupe a mis un point d’honneur à la direction artistique du projet : les images en gris et blanc sur fond noir présentes sur tout le matériel promotionnel ont une allure romantique, évoquant des sentiments forts comme la nostalgie et le deuil.

On peut également ressentir leurs influences dès les premières notes. Perso, je reconnait l’empreinte de Depeche Mode et Joy Division, notamment au niveau de la voix du chanteur, grave, mélodieuse, et mélancolique à la fois.

Ces groupes et tant d’autres, comme The Cure ou encore les Smiths, viennent s’ajouter à des sonorités plus contemporaines. Le résultat : un nectar bien 80’s qui reste moderne et qui ne tombe pas dans le rétro.

Les paroles parlent en grande partie de la perte d’un être cher. Notamment sur les titres « Cut the Roses » ou « Blue Morning », elles évoquent la difficulté à s’ouvrir totalement lorsque tu es rongé par la peur de la perte et de l’abandon, et qui te mène à te recroqueviller sur toi-même.

Autant te dire que c’est un sujet TRÈS personnel, et inutile de s’attendre à voir la moindre lueur d’espoir en lisant les lyrics, dont le contenu évoque une douleur viscérale. Cependant, on ressent quand même une forme de soulagement en entendant la voix de Raphaël. Comme s’il avait besoin de faire sortir ce qu’il n’a pas résolu à travers sa voix. Comme si au sortir des cordes vocales, son affliction s’évaporait élégamment dans les airs.

Tu te dis que ça a l’air d’être un album bien triste… Figure toi que même s’il n’évoque pas un sujet joyeux, c’est loin d’être ennuyeux ! Les morceaux en eux-mêmes sont entrainants malgré le sujet, là où d’autres disques qui parlent d’un thème similaire tombent dans une certaine lourdeur. Ici, on a quand même envie de taper en rythme !

“That Never Happened”, c’est le miroir d’un deuil inachevé teinté de déni, et une œuvre qui fait office d’expiation par son interprète. Pour se jeter sur ses paroles, il faut avoir le cœur bien accroché. Autrement, tu y trouveras largement ton compte dans ces sons éloignés, mélancolique, et entrainant à la fois. Mêler ces deux aspects: c’est ça la magie de la new-wave.

Animation: Emma
Chronique: Julián
Production : Baptiste
Réalisation: Léo & Lorenzo
Première diffusion: 30 avril 2024
Crédits photos : © L’Osmose
Publié le 5 mai 2024

Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

Une publication de Julian


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