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« Jeune et Golri » stand up et déception amoureuse

Candice | 13 octobre 2021

Est-ce que j’ai rigolé en regardant « Jeune et Golri » ? Franchement, pas trop.

Mais le problème, c’est comme dans les relations amoureuses, j’avais beaucoup d’espoir et puis j’ai été très vite déçue par Agnès Hurstel.
Car je suis une grande fan, je ne loupe aucunes de ses chroniques sur France Inter. Agnès Hurstel c’est cette humoriste qui a mon âge, qui fait de la radio et qui sort des punchlines du genre : «Vous êtes pas hyper nostalgiques de la période où on se fait doigter ?» donc forcément je valide et en plus j’espère secrètement lui ressembler un jour.

Quand elle sort une série sur OCS, seule plateforme de streaming à laquelle je paye pour être abonnée, je me dit il faut que je la regarde. D’abord parce que ça va rien me couter, de plus que mon prélèvement mensuel j’entends, ensuite parce qu’il me fallait un sujet de chronique sexy pour la rentrée. L’avantage c’est que c’est 8 épisodes de 20 minutes donc niveau timing ça va et comme c’est pas très compliqué à suivre niveau intrigue scénaristique j’ai pu me masturber en même temps. Juste que ça me fait chier de filer de la thune à Orange pendant mes plaisirs solitaires.

Mais revenons à « Jeune et Golri » parce que je n’ai encore rien dit sur la série. C’est l’histoire de Prune, surnommée pruneaux par sa maman, qui habite dans un minuscule appartement au dernier étage d’un immeuble à Paris et qui fait du stand up dans une cave avec ses copains. Jusqu’ici tout va bien. Sauf qu’un jour elle ne fait rire personne donc elle a un gage, rouler une pelle à un mec random dans la rue. Sauf que le mec à 47 ans et pas hyper bandant, à première vue. Sauf qu’elle tombe amoureuse de lui. Sauf que le mec à une fille et qu’il lui as pas dit tout de suite. Sauf que cette fille est fan de Napoléon. S’en suit toute une série d’épisodes, en bref la vie amoureuse d’un couple, avec des hauts et des bas. Bien sûr qu’il y a des trucs drôles mais ça ne suffit pas. Le truc c’est que c’est un récit largement autobiographique et qu’on voit assez vite les limites.

Mis à part ça, il y a plein d’interprètes supers : Marie Papillon, Paul Mirabel (qui est aussi chroniqueur sur France Inter), Lison Daniel, Nordine Ganso, et Agnès Hurstel elle-même. L’univers du stand up donne super envie de s’y mettre, même si dans la réalité c’est pas aussi bienveillant.
Ensuite la vraie force d’écriture d’Agnès Hurstel c’est qu’elle met en scène des personnages féminins authentiques, qui pètent et qui aiment les doigts. Et ça, ça fait plaisir à voir, c’est ok d’être au chômage et d’avoir les cheveux sales. D’ailleurs ma bio tinder c’est « j’écris pour la radio, mieux que la télé, je peux y aller en pyjama et les cheveux salles ». Notre quotidien c’est pas quinoa-matcha-yoga. Bien sûr qu’on est pas parfaites et qu’on a besoin de ses représentations là à l’écran. De ce côté-là, la série fait super plaisir.

Côté musique, c’est assez cool, on peut entendre plein de groupe français trop stylés du moment: Bonnie Banane, l’Impératrice, Miel de Montagne. La musique originale est signée Pierre Leroux, moitié du groupe Housse de Racket, et là on est plutôt dans une composition retro pop des années 70, qui cherche a donner un caractère intemporel à la série. C’est pareil pour l’esthétique visuelle et notamment les encarts animés qui apparaissent de temps en temps, une post prod décalée aux tons pastels, très visuelle mais pas forcément nécessaire à mon goût.
Voilà mais tout ça c’est parce que je suis jalouse qu’Agnès Hurstel ai sa série sur OCS à 31 ans et moi je fais des chroniques à Radio Vostok.

Une publication de Candice


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