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« Il était une seconde fois » mini-série sur Arte et Netflix

Bathsheba | 28 novembre 2021

« Il était une seconde fois » est une mini-série produite et diffusée sur Arte, avec la participation de Netflix.

C’est l’histoire de Vincent (Gaspard Ulliel), la trentaine qui ne parvient pas à se remettre de sa rupture avec Lousie (Freya Mavor). Il se plonge dans la drogue, l’alcool et les relations sans lendemain pour tenter de l’oublier, en vain.

Un matin, un livreur lui dépose par erreur un coli, un cube en bois. Mais ce cube est étrange…lorsqu’il se glisse à l’intérieur il se retrouve au même endroit mais 9 mois en arrière. Ce retour dans le temps lui donne l’espoir un peu fou de reconquérir son amour perdu. Il faut dire que son passage dans le passé l’emmène juste au moment où sa relation avec Louise était encore au beau fixe.

Le pitch fait pensé à une une série comique, mais ce n’est pas du tout le cas ici. « Il était une seconde fois » est plus proche d’un thriller fantastique à la David Lych que d’une comédie. L’univers de la série est très étrange presque inquiétant.

La série fait réfléchir sur le temps en amour. Les histoires d’amour s’affranchissent du présent, du passé ou du futur. Finalement, elles se vivent dans une autre temporalité ; celle des amoureux. Comme si le temps extérieur était figé. Et c’est un peu ce qui se passe quand on a un chagrin d’amour. On est coincé dans le passé tout en devant, tant bien que mal, avancer dans le présent.

C’est ce qui arrive à Vincent. En le suivant à travers ses passages dans le temps, on remarque très vite qu’il est écartelé entre d’une part sa vie dans le présent avec son travail, son fils, sa famille et d’autre part sa vie dans le passé qui est entièrement consacrée à Louise. Il tente de rebattre les cartes de leur histoire d’amour et de revenir à ce moment presque imperceptible qui a contribué à leur rupture.

Vincent est désespérément amoureux. On sent qu’il y a quelque chose de plus profond qui se joue dans cette rupture pour lui, sans que cela ne soit explicitement dit dans la série.

Le personnage de Vincent est assez attachant. Il se démène pour reconquérir une femme qui, on le sent est moins investie que lui. Il est un peu maladroit, complètement à côté de la plaque parfois, jamais vraiment à sa place. On ne sait jamais s’il est dans la réalité ou en plein délire. Il semble toujours être à la lisière entre deux mondes ; le passé, le présent, le rêve ou la réalité. Il faut dire qu’il se perd dans cette quête amoureuse.

Et il nous entraine avec lui.

Nous aussi, en tant que spectateurice on se perd un peu dans ce récit en spiral.

Il faut aussi dire que la mise en scène brouille les pistes. On ne distingue pas très facilement les moments dans lesquels on se retrouve dans le présent et ceux dans lesquels on est dans le passé. A l’écran, c’est d’abord par des changements de couleur qu’on parvient à comprendre dans quelle réalité on se situe, des couleurs froides pour le passé, alors que les couleurs seront plus chaudes pour le présent. Puis, petit à petit ces distinctions disparaissent. On se perd dans les temporalités avec lui.

Le mélange des genres fantastique, romantique et thriller contribue aussi à ce sentiment d’être un peu perdu.

Dans il était une seconde fois il est question d’amour du début à la fin. Les 4 épisodes de la série ont d’ailleurs tous le nom d’une chanson d’amour populaire (ça va de « ti amo » à « ne me quitte pas »). C’est un amour un peu désespéré et laconique mais on ne peut pas s’empêcher de tout regarder pour savoir si Vincent déjouera le temps et récupérera sa belle.

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Chronique : Bathsheba
Animation : Sidonie
Réalisation : Ornella
Première diffusion antenne : 23 novembre 2021
Mise en ligne : Bathsheba
Crédit image : © Christophe Offret
Publié le 28 novembre 2021

Une publication de Bathsheba


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