Complètement des Bulles: la révolte
Cet automne est paru le troisième tome de La révolte, bande dessinée illustrée par Sandrine Deloffre et scénarisée par Guillaume Meurice. Après La révolte sans précédent et la contre-révolte sans précédent, les animaux de la M.E.U.T.E (Comité d’Action Radicale pour la Libération Animale) reviennent dans La révolte avec précédent pour de nouvelles aventures satyriques et engagées.
C’est à l’initiative des éditions Dargaud que Sandrine Deloffre et Guillaume Meurice se rencontrent, l’idée étant de faire travailler ensemble deux personnes qui partagent des intérêts, un humour et, surtout, des combats. La série de bandes dessinées de La révolte évoque la question de la condition animale en mettant en scène une troupe d’animaux qui se rebelle contre la tyrannie (et la bêtise) des humains.
Des bandes dessinées prophétiques
Mais le pouvoir corrompt mêmes les bêtes les plus sympathiques. On reconnaîtra des grands thèmes qui agitent les sociétés occidentales: populisme, contrôle des médias, tyrannie, propagande et manœuvres de distraction. «Nous on a écrit avant que tout dérape. Je me demande dans quelle mesure on influence la réalité. Mince mais il faut qu’on arrête», se défendent les auteurs. Le troisième album qui paraît cet automne voit l’arrivée d’un nouveau personnage, le chat GPT, qui nous laisse présager du thème abordé.
La recette de cette réussite
Évidemment, tout commence avec un duo un peu foufou qui aime les blagues et les idées loufoques. Cet humour se décline en un rythme serré, rappelant celui des strips des journaux, et un dessin mignon, coloré et très expressif. Une recette compliquée donc, qui allie un ton mordant, une forme innocente et un fond satyrique en parfait décalage. «C’est pas difficile du tout, car c’est ce que je fais depuis le début de ma carrière. Ça me fait beaucoup rire et ça fonctionne bien», confie Sandrine Deloffre.
Entre deux blagues, les albums de La révolte en profitent pour nous rappeler des faits concernant la condition des animaux. On apprend notamment que 3,5 millions d’animaux terrestres sont tués chaque jour dans les abattoirs français. Les poissons, quant à eux, ne peuvent pas être comptés, alors on se contente d’un tonnage: 117 tonnes par jour. De quoi réfléchir.
Et notre sélection BD du mois, avec la chronique des albums:
L’île des riches de Pierre Christin et Titwane aux éditions Dargaud
Dernière aube d’Attila Futaki et Jérémie Guez aux éditions Dupuis dans la collection Air Noire
Dust to Dust de J.G. Jones et Phil Bram aux éditions Delcourt
Invité·es: Sandrine Deloffre et Guillaume Meurice
Interview: John Lucien
Crédits images: Dargaud
Mise en ligne: John
Rédaction web: Jonathan
Publié le 6 septembre 2026
Mis à jour le 14 septembre 2026
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