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CultureEn Apesanteur

Top 3 de Sylvia : les petits bonheurs absurdes

Sylvia | 18 juin 2026

Aujourd’hui, je ne vais pas te parler d’un lieu, de bons plans, ou de quoi faire à Genève. J’ai un sujet un peu plus conceptuel: «Les petits bonheurs absurdes». Ceux qui semblent ridicules mais qui finalement, font beaucoup de bien et auxquels on ne prête pas assez d’importance.

J’essaie d’être un peu plus positive dernièrement et j’ai donc décidé de suivre ce trend qui consiste à garder une liste dans son téléphone de toutes les petites choses positives qui nous arrivent sans qu’on s’en rende vraiment compte.

Je ne vais pas te faire mon top 3 de ce qui est dans ma liste parce que c’est privé et que ça ne te parlera pas forcément. Pas sûre que «Je ne suis pas tombée en allant à la Migros!» ait le même effet sur toi que sur moi qui ai ressorti mes sandales d’été et qui n’avait pas porté de talons depuis des mois.

J’ai quand même quelques exemples qui je pense vont te parler et si ce n’est pas le cas, n’hésites pas à envoyer un message sur le site de Radio Vostok pour nous partager les tiens.

Le premier c’est quand même «les draps propres»….
Je ne sais pas si c’est moi qui prends de l’âge mais je trouve que ce moment où tu as pris une douche, lavé tes cheveux, mis ton pyjama propre et que tu te glisses dans un lit avec des draps qui sentent bon la lessive, c’est quand même ultra jouissif!! Déjà, on a survécu à notre Koh-Lanta personnel: le changement de draps. Entre bouger les meubles, ne pas faire tomber la lampe de la table de nuit, soulever le matelas pour bien tirer la housse sur les coins et que le duvet tombe vraiment comme il faut, je ne sais pas toi mais à ce stade je suis déjà en sueur et crevée. Donc après, tu passes sous la douche, obligé!! Et oui, tu te laves les cheveux : ya pas de débat. Puis tu viens te glisser dans ton lit ultra douillet, et tu te laisses bercer par cette odeur de lessive et de shampoing. Sans vouloir faire de jeu de mot… C’est le rêve!!!
Les soirs où je viens de changer mes draps, c’est sincèrement là que je dors le mieux. Et je peux vous dire que je dors comme un bébé, à peu près trois fois par ans.

Un autre de mes plus grands «petits bonheurs» c’est quand tu es à la bourre pour ton train: tu es partie 4 minutes plus tard que prévue de chez toi et ça dérègle tous tes plans. Tu regardes les minutes qui passent beaucoup trop vite sur ton téléphone, tu commences à accélérer le pas et tu finis par arriver à la gare avec la grâce douteuse d’un champion de marche athlétique.
Tu acceptes que tu ne pourras pas acheter ton café avant de partir, tu zigzagues entre les pendulaires et tu commences déjà à réfléchir à quelle heure passe le prochain train et si tu peux te permettre d’être en retard, quand tout d’un coup! Tu es sur les escalators, tu arrives sur le quai et bim! Le train arrive en même temps que toi!!! La pression redescend d’un coup, les scénarios catastrophe disparaissent. Tu montes à bord, en haut à gauche, le carré est vide et tu t’assoies à ta place préférée: côté fenêtre, dans le sens de la marche! Et là, pendant quelques secondes, tu as l’impression que l’univers est de ton côté. Tu arrives à destination tout détendu et tu souris intérieurement quand ton collègue arrive 20 minutes plus tard, en courant et dit «désolé, j’ai raté mon train».

Les petits bonheurs absurdes se cachent aussi parfois dans les endroits les plus inattendus. Comme, par exemple… l’administration.

Oui, je sais. Cette phrase n’a aucun sens.

Et pourtant! Mon troisième petit bonheur absurde, c’est quand je termine enfin une tâche administrative que je repousse depuis des mois. Tu sais, ce truc qui traîne sur ta to-do list depuis trois semaines. Pas parce que c’est compliqué. Pas parce que ça prend du temps. Juste parce que tu n’as pas envie.
Pour moi c’est le formulaire à remplir et envoyer à mon assurance maladie. Tu vois de quoi je parle? Ce formulaire qui est sur ta table du salon depuis des semaines. Il te regarde. Tu le regardes. Vous savez tous les deux qu’il faut que tu le remplisses mais c’est comme quitter ton ex, tu te dis «meh… remettons à demain!».
Et puis un mardi à 14h28, pris d’un élan totalement inexplicable, tu le fais! Tu le prends, tu coches les trois cases, tu le scannes avec ton téléphone et tu l’envoie à ton assurance à travers l’application. C’est faiiit!
8 minutes. Ça t’aura pris 8 minutes! Mais tu ressens immédiatement un soulagement disproportionné. Tu as l’impression d’avoir réglé un problème international ou d’avoir terminé le marathon de Boston! Tu as limite envie d’appeler deux-trois amies, juste pour leur raconter comme tu es bien dans ta life.

Et c’est ça que j’aime avec les petits bonheurs absurdes. Ils ne changent pas ta vie, ce n’est ni un voyage autour du monde ni gagner des millions mais ils font quand même du bien et on oublie que parfois, le vrai bonheur vient des petites choses.

Alors cette semaine, je te lance un défi: essaie de repérer trois petits bonheurs absurdes dans chacune de tes journées. Et tu verras qu’une fois que tu commences, tu ne pourras plus t’arrêter.
Et si vraiment tu ne trouves rien, commence par changer tes draps. Ça marche plutôt bien.


Chronique : Sylvia
Animation : Sylvia
Réalisation : Samuel
Première diffusion antenne : 12 juin 2026
Crédits photos : Sylvia
Publié le 18 juin 2026

Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

Une publication de Sylvia


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