Jasmine not Jafar en vostok session
Le 28 mai 2026, avant les festivals et concerts de l’été, Jasmine not Jafar offre une Vostok session électrique de techno-pop en interprétant plusieurs morceaux, dont «To get fucked up» et «Dance like nobody’s watching». Les deux compositrices-chanteuses nous immergent dans une œuvre totale, à la fois sonore, visuelle et corporelle.
Même dans les locaux de Radio Vostok, où la scénographie est minimale, l’installation de Jasmine not Jafar reste impressionnante: deux synthétiseurs modulaires avec un clavier, des petits et gros boutons lumineux un peu partout, et deux caissons contenant les fameux modules d’où déborde un bouquet de câbles plus ou moins emmêlés. Comme dans un dialogue, les deux artistes se font face, s’observent, se sourient et invitent bientôt le public à les rejoindre en dansant (et en hurlant, par moment).
L’interaction avec ces machines apporte un aspect performatif, presque chorégraphié, aux représentations de Jasmine not Jafar «Visuellement c’est cool pour le public, c’est cool pour nous. Dans la recherche de son, c’est assez texturé, ça amène une patte chouette avec le modulaire. Ça crée un côté organique cool qui met une ambiance particulière.», explique Constance. La danse, en invitant le public à les suivre, occupe aussi une place essentielle: «Il y a un truc de libération des corps, qui fait écho à un message féministe qu’on a envie de porter. Donc la danse est présente et elle pourrait l’être encore plus, c’est quelque chose qu’on va continuer de travailler.», confie Manon.
Et avant
Avant Jasmine Not Jafar et leurs nombreuses casquettes de productrices, mixeuses, rappeuses et chanteuses, Manon et Constance ont pratiqué d’autres styles: l’une le jazz et l’autre un cocktail de pop-soul-RnB. Des influences qui peuvent se ressentir dans leur projet actuel, en plus de celles d’autres musiciennes comme Charli XCX, Cobra ou Coucou Chloé. Ce passage à la techno-pop a pour but de «de revenir au corps, de quitter cette performance technique pour aller dans un truc plus énergique.»
Le changement de style et l’expérimentation s’opère au gré et des rencontres et des collaborations – avec d’autres musiciennes, mais également avec des danseurs, des artistes plasticiennes ou des scénographes – dans le bouillonnant réseau artistique tourangeau. «Voir des collègues et des pairs expérimenter dans leur projet, moi ça m’a libéré et m’a, peut-être, permis d’aller à cet endroit dans la techno. Il faut pas que je me mette des œillères et que je me libère des préjugés que je peux avoir sur moi-même.», raconte Manon.
Jasmine not Jafar transcrira l’énergie de ses lives dans un EP qui paraît en octobre 2026 et un projet d’album encore tenu secret. À suivre, donc!
Découvrez également leur interview avant le concert
Concert: Jasmine not Jafar
Coordination technique: Alexis
Captation: Charles
Mixage scène: Elisabeth Carré
Réalisation émission et technique plateau: Léo, Chloé, Samuel
Post-production: Léonard
Production: Ségolène
Communication: Anna
Crédits images: René
Mise en ligne: Valérie
Rédaction web: Jonathan
Première diffusion antenne le 28/05/2026
Publié le 10/06/2026
Mis à jour le 14/07/2026
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Ce programme a été réalisé avec le soutien de la Ville de Genève, de la FSRC, de Swiss Perform et la fondation Ernst Göhner.
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