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Patrick Bruel banni du Paléo

Charly | 26 mai 2026

V’la la revue de presse hebdo du 26 mai 2026 dans la matinale «Good Morning Vostok» de notre journaliste Charly: Bruel est banni du Paléo, le masculinisme déferle à l’école et Beat Jans sonne l’alarme contre l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions! »

Une information qui a été révélée dans l’émission 7 à 8 sur TF1 ce week-end. En 2019, une masseuse avait porté plainte contre Patrick Bruel pour avoir eu un comportement inadmissible lors de sa venue au Paléo.
Une plainte qui était restée inconnue du grand public puisqu’un accord confidentiel avait été conclu, le chanteur a versé plusieurs milliers d’euros à une association d’aide aux femmes immigrées.
Suite à ces révélations, le Paléo a confirmé sur les réseaux sociaux que Patrick Bruel n’était plus le bienvenu au festival.
Alors évidemment c’est plus facile à dire quand il n’est pas programmé, car pour la tournée à venir c’est un «sacré dilemme», comme l’avait déjà relevé Le Courrier dans son édition de vendredi.
Ce qui est sûr c’est que la pression monte pour annuler les dates de la tournée du chanteur. Mais les implications financières sont très importantes pour les festivals ce qui fait encore hésiter les organisateurs. Pourtant c’est possible : Le Quebec, lui, a déjà pris la décision courageuse d’annuler trois dates prévues en décembre.
Alors que Patrick Bruel est encore actuellement programmé à Lausanne et Fribourg fin juin, mais aussi à Genève en novembre, les appels à l’annulation de la tournée se multiplient.
Côté français ce sont les maires des villes, notamment Paris, Marseille et Lyon, qui se mobilisent. En Suisse, une pétition circule :
Le Courrier cite les humoristes Thomas Wiesel et Florence Mendez, les artistes Nathalie Froehlich et Billie Bird, de nombreux collectifs militants et la verte Lisa Mazzone.
De son côté, la défense de Patrick Bruel réfute toute agression sexuelle, mais en parallèle les témoignages se multiplient avec des accusations pour exhibition sexuelle, agression sexuelle, tentative de viol et viol.
Ce sont une dizaine de plaintes et une trentaine de témoignages qui s’accumulent depuis le début des révélations par le journal Media Part en mars et le magazine Elle en avril.

Le masculinisme déferle à l’école

C’est la Une de l’hebdo satirique Vigousse, on y voit un petit garçon tout timide offrir une modeste paquerette à deux jeunes filles assurées et un brin nonchalante. L’une dit à l’autre : ne l’humilie pas, il pourrait finir mascu… mascu pour… masculiniste, on pourrait presque ajouter ou finir Bruel, ça tombe bien c’est exactement le dessin de la deuxième page.
Toujours est-il que Vigousse se penche sur les ravages du masculinisme via les téléphones portables et les réseaux sociaux chez les enfants en citant la série britannique Adolescence qui a alerté sur le sujet. Avec trop peu d’écho chez nous.
Pourtant la Suisse ne semble pas épargnée par le masculinisme chez les plus jeunes. Les 16-18 ans connaissent tous au moins un influenceur de la manosphère et sept minutes suffisent à rencontrer un contenu masculiniste sur les réseaux sociaux.
Et Vigousse de tirer à boulet rouge sur les GAFAM tout en se demandant ce que vont devenir les mini-mâles alpha complêtement beta une fois devenu grand.

Beat Jans sonne l’alarme contre une « Suisse à 10 millions »

C’est le cri du coeur lancé par le conseiller fédéral Beat Jans en Une de la Tribune de Genève ce week-end. Pour le ministre de la justice, «le 14 juin la Suisse fera face à son propre Brexit.»
Pour autant la Tribune ne déroule pas un tapis rouge et met le conseiller fédéral sur la sellette avec des questions bien senties. En lui demandant par exemple où sont ses collègues sur la campagne, s’il n’en fait pas un peu trop, avec ses discours alarmistes.
Réponses de l’intéressé : ses collègues sont effectivement impliqués et les menaces sur la santé ou la population sont bien réelles.
Le Courrier relaie lui un article de La Liberté sur un jeu en ligne qui stigmatise. Une sorte de Subways Surfers simplifié où les blouses blanches sont accueillies à bras ouvert mais les doudounes et les familles nombreuses recalées à la frontière.
Problème : Les populations musulmanes sont aussi ciblées et la théorie du grand remplacement bien huilée. Rien de choquant pour l’UDC qui est en partie à la manœuvre.
Un jeu révoltant pour Samson Yemane vice-président de la Commission fédérale contre le racisme, il ne faut pas opposer les bons et les mauvais migrants, il se demande si le jeu respecte la légalité en matière de discrimination et d’appel à la haine.
Et nous on se dit qu’il y a d’autres jeux plus intéressants, comment ? Ah non, pas un karaoké sur Patrick Bruel !

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Une publication de Charly


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