« Promising Young Woman » promesse du féminisme hollywoodien
Enfin un film dont on peut voir la bande annonce sans être déçus.
Promising young woman, premier long-métrage d’Emerald Fennell. Vous n’avez jamais entendu son nom et pourtant, c’est une actrice, scénariste et réalisatrice importante pour l’avenir du cinéma. Vous vous souvenez de la saison 2 de Killing Eve ? et bien c’est elle qui est derrière.
Ça commençait pourtant bien, on écoutait du bon son, une soirée comme une autre, qui commence bien mais qui finit mal.
Ça arrive bien plus souvent qu’on ne le pense et le méchant ce n’est pas toujours celui qu’on croit.
Alors le but c’est pas de dévoiler le film car il mérite vraiment d’être vu. On suit Cassie, personnage aux multiples facettes, interprété par Carey Mullingan, qui déambule dans la vie et dans la ville à la recherche de son passé.
C’est un film qui dénonce, les violences sexuelles, le patriarcat, l’université, l’égoïsme, la justice, tous les systèmes qui ont été mis en place pour contrôler les femmes, les faire taire et les faire culpabiliser.
C’est une histoire de vengeance, mais pas que, c’est l’histoire d’un monde qui doit s’arrêter, qui a commencé à s’écrouler avec me too mais dont il reste tellement de murs à faire tomber, de pierres à détruire, de fondations à déconstruire. Chez les hommes, comme chez les femmes.
Oui il y a de la violence dans le film d’Emerald Fennel, la violence avec laquelle elle crie au monde que tout cela doit cesser, la violence affligée à toutes les victimes, la violence comme unique issue.
Pour trancher avec la noirceur du film et de son propos, florilège de couleurs pop, de ton pastel, de cup cakes multicolores, de manucures dépareillés, de déco kitsch façon Marie-Antoinette, de tubes pop féminins des années 2000. En apparence, tous les codes de la comédie romantique sont réunis pour nous faire croire que tout va bien, mais en réalité, tous les vernis du monde ne suffiront pas à camoufler la vérité.
Oui, c’est bien filmé, mais peut-être un peu trop léché, on sent la production Hollywoodienne et ses grosses ficelles, la musique nous dit quand sourire, quand avoir peur, quand être triste, un peu too much.
En même temps c’est très bien qu’Universal produise ce genre de film féministe même si c’est leur façon à eux de se racheter une crédibilité post me too, ça permet de montrer le film au plus grand nombre.
Ajoutons à cela 5 nominations aux Oscars, dont celui du meilleur scénario, justement remporté.
Alors maintenant n’hésitez plus, même s’il faut aller à Pathé, c’est pour la bonne cause.
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