Le nouveau rodéo d’Aquarius Rockwell
Samedi, le quartier Grottes se parait de sa plus belle atmosphère de fête, tandis qu’à côté, dans les locaux du Foound, on célébrait les adieux d’Epic Magazine. C’est dans cette petite salle cosy décorée de petits nuages en coton accrochés au plafond que j’ai passé une soirée marquée sous le sceau du Rn’B, avec deux lives, deux projets menés par le même chanteur. Et c’est de lui qu’on va parler…
Aujourd’hui on parle du leader de la formation Scuba Club, Max Hermann, et de son projet solo, Aquarius Rockwell. Après le très bon « Glimpse », sorti en 2022, il nous propose un nouvel EP « Spaceworm Rodéo (Side A) ».
Ce projet, c’est cinq titres aux saveurs américaines et aux diverses nuances de groovy. On commence avec « Satelite » et par ses sonorités accueillantes composées de petits arpèges de guitare, de claviers, de basse, et où vient s’ajouter un pattern de drum qui va et qui vient, qui se fait désirer.
Il s’agit de la suite de « Cyclops’ 1st love » qui clôture l’album précédent. Ici, le protagoniste, un cyclope, chante une chanson d’amour. Dans cette deuxième partie, on comprend que c’est de la lune dont il est amoureux. Lui réalise alors que son coup de foudre est autocentré et qu’il fantasme son objet du désir sans le connaître.
On poursuit avec le très sensuel « Galaxy », qui mélange la House et le Rn’B. Les sons du clavier sont mêlés à un kick et à une basse, tous deux étouffés.
Le tout installe une atmosphère planante qui fait penser à l’extérieur d’une boîte où la soirée bat son plein… Ou bien à l’intérieur d’une salle que toi et ton ou ta partenaire enflammez de votre passion torride.
Parlons d’Aquarius en tant que projet musical: Max à crée ce personnage comme étant un d’alter ego étasunien fantasmé. Par ailleurs, toutes ses influences tant musicales que cinématographiques viennent des US, d’où son parti pris de n’écrire les morceaux qu’en anglais, là où dans son album précédent il y avait également des paroles en français.
Une autre différence est que cet EP est plus expérimental que l’album précédent, dans la mesure où cet effort est beaucoup moins pop, et ces chansons, un poil moins accessibles.
Après tout, la quête de Max, ça a toujours été de faire une pop expérimentale. Et pour cela, il ne se met pas de barrière quant au style de musique qu’il veut composer : soul, hip-hop, funk… Il se laisse aller aux sons qu’il trouve intéressants. Des sons comme la production minimaliste de « Shortcut », avec sa batterie synthétique et ses cœurs secs et saturés.
Et le disque finit par un titre un peu plus « pop », plus accessible. En effet, « Saytomey ? » s’approcherait le plus à quelque chose fait pour le grand public, sans renier l’audace des prods précédentes, présente ici sous la forme d’un solo de guitare électrique qui déchire. Ça sonne un peu comme le générique de fin du film de ta soirée, alors que tu rentres à l’aube, le souvenir de la personne avec qui tu as dansé plein la tête : nostalgique et dansant à la fois.
Avec ses sonorités américaines et expérimentales « Spaceworm Rodeo (partie A) » n’est que le début d’un voyage au sonorités sensuelles. Si le Rn’B, la soul, et les cadence lentes te branchent, alors ce projet est fait pour toi ! Allez ! Monte en selle !
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Animation: Emma
Chronique: Julián
Production : Stéphanie
Réalisation: Léo & Lorenzo
Première diffusion: 28 mai 2024
Crédits photos : © Aquarius Rockwell
Publié le 31 mai 2024
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