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CultureExposLa Quotidienne

Cartographie d’un regard dans Observatoires

Camille | 11 mars 2026

Un musée qui scintille. Dans le hall, une immense boule à facettes
tourne. Lentement. Presque solennellement. Sans musique. Comme si
elle respectait le silence institutionnel. Ses éclats lumineux glissent sur
les bustes en marbre, rebondissent sur les hauts murs, fragmentent les
corps sculptés. Le samedi soir traverse les siècles d’histoire. Les
mondes s’entrechoquent doucement. La boule introduit du mouvement
dans un espace pensé pour la stabilité. Le musée cesse, un instant,
d’être un lieu figé. Dès l’entrée, le ton est donné. Construit sur l’ancien
terrain d’un observatoire, le musée ne surveille plus le monde. Il devient
un espace où même la poussière peut scintiller.
Le principe d’Observatoires est simple: traverser librement la collection
du musée. Les œuvres sont regroupées par thématiques — peinture
abstraite, musique, transparence, débris. On passe d’une salle à l’autre
comme on passerait d’une idée à une autre dans la tête de l’artiste. Une
sorte de cartographie de son cerveau.
Armleder devient commissaire. Il mélange tout : mobilier, objets du
quotidien, peinture, sculpture, décor. Tout se retrouve sur le même plan
de regard. On entre dans des univers différents, presque comme une
carte au trésor des objets oubliés du musée. En mettant ces objets
ensemble, l’exposition montre aussi comment un musée se construit : ce
qu’il choisit de garder, ce qu’il expose, ce qui a de la valeur.
L’artiste nous propose une exposition qui confronte le présent, l’ancien et
l’oublié.


Chronique : Camille
Animation : Lionel
Réalisation : Marlon
Crédit photo : Camille

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