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Le FCAL dévoile la programmation de sa 20e édition

Judith | 13 août 2026

Du 13 au 16 août, le Casino de Montbenon accueille la 20e édition du Festival cinémas d’Afrique Lausanne (FCAL). Rencontre avec sa directrice, Sam Genet, entre bilan de deux décennies et nouveautés de cette édition anniversaire.

«Peut-être qu’un jour il n’y aura plus besoin du festival, parce qu’il y aura assez de diffusion des cinémas africains sur les écrans», c’est ce qu’espère Sam Genet, la directrice du Festival cinémas d’Afrique Lausanne. Car s’il a été créé il y a 20 ans, c’est bel et bien pour comble un manque de représentation sur les écrans helvétiques. Un problème qui n’est toujours pas totalement résolu aujourd’hui. Car si les cinémas d’Afrique et de la diaspora gagnent du terrain dans les festivals internationaux et sur les circuits indépendants, ils restent largement sous-représentés dans les salles au regard de la richesse de la production du continent.

 

Une chaise pour rassembler

Depuis ses débuts, le festival se construit autour de la convivialité. Une notion qui se retrouve cette année jusque dans l’identité visuelle de l’événement. Exit les traditionnelles images de films: l’équipe a choisi une chaise en plastique. Un objet volontairement banal et largement répandu, qui évoque les moments où l’on se retrouve, où l’on discute et où l’on partage. « La chaise en plastique, c’est la convivialité, la rencontre. C’est un objet transculturel qu’il y a partout, dans toutes les rencontres», explique Sam Genet.
Les projections investissent les salles du Casino de Montbenon, mais aussi l’extérieur, avec des séances en plein air sous les étoiles et en accès libre. Un chapiteau permet également de prolonger les échanges lors de concerts et de spectacles, ou encore autour de la fameuse bière gingembre du festival. Une manière aussi d’attirer de nouveaux publics en leur offrant d’autres portes d’entrée.
Avec une trentaine d’invités par édition, le festival souhaite créer des rencontres entre les professionnels du secteur et le public, notamment à travers des discussions autour des projections. Pour la directrice, l’absence de compétition au sein du festival rend également les échanges plus simples entre les cinéastes: «Il y a plus de rencontres qui se font entre les professionnels du milieu et qui ont même parfois donné lieu à de nouveaux projets.»

 

Le Burkina Faso et le Togo à l’honneur

Côté chiffres, le festival ne cesse de grossir: plus de 60 œuvres venues d’une trentaine de pays sont au programme cette année, contre neuf films lors de la toute première édition. Parmi cette programmation éclectique, deux pays sont cette année mis en avant à travers des sections spéciales : un focus sur le cinéma togolais, préparé grâce à un séjour de repérage de l’équipe sur place, et une rétrospective consacrée au cinéma burkinabè, qui met en regard plusieurs générations de cinéastes.
En 20 ans, le Festival cinémas d’Afrique Lausanne est ainsi passé d’un projet lancé entre amis, avec quelques centaines de spectateurs, à un rendez-vous qui accueille aujourd’hui plus de 6’000 personnes sur quatre jours. Les tables rondes, présentes depuis les débuts, permettent de prolonger les projections par la discussion. Cette année, l’une d’elles abordera pour la première fois une question qui dépasse le cadre du cinéma et portera sur le racisme structurel en Suisse. Une évolution qui résume sans doute bien le parcours du FCAL: montrer des films tout en créant un espace de rencontres et de discussions. Avec l’espoir à terme que les cinémas africains finissent par trouver suffisamment leur place sur les écrans pour que le festival n’ait, un jour, plus besoin de jouer ce rôle.

Le programme complet est disponible sur le site du Festival Cinémas d’Afrique Lausanne


Invitée: Sam Genet, directrice du festival
Animation: Judith et Pierre
Réalisation: Xochitl et Olivier
Production: Camille
Rédaction Web: Judith
Image fond: Le film Ouaga saga sera projeté dans le cadre de la rétrospective « Traversée du cinéma burkinabè: mémoire, résistance et modernité » – Dani Kouyaté
Première diffusion antenne le 16 juillet 2026
Mis en ligne le 25 juillet 2026

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Une publication de Judith


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