Arlo Parks électrise sa mélancolie
À vingt-cinq ans, Arlo Parks continue sa métamorphose. Révélation sensible de la pop britannique, Mercury Prize à vingt ans, plume pour Beyoncé sur Cowboy Carter : l’artiste londonienne s’est d’abord imposée par une écriture intime et mélancolique. Mais avec Ambiguous Desire, sorti début avril, elle déplace son univers vers les clubs new-yorkais, les basses profondes et les nuits qui s’étirent jusqu’au matin. Une évolution nette, mais jamais forcée.
Le plus frappant, c’est ce contraste permanent entre euphorie et fragilité. Sa voix reste douce, presque murmurée, tandis que les breakbeats et textures garage donnent au disque une énergie nouvelle. Sur Heaven, 2Sided ou surtout Beams, Arlo Parks transforme l’angoisse, le désir et la solitude en morceaux qui avancent malgré tout — lumineux sans être naïfs, vulnérables sans s’effondrer. Ambiguous Desire est son album le plus audacieux à ce jour : un disque de dancefloor pour ceux qui pensent trop à trois heures du matin.
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Chronique : Priya
Animation : Lionel
Réalisation : Noé
Première diffusion antenne : 12 mai 2026
Crédit fond photo : Erin Mc
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