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La QuotidienneMusique

L’Effet Philémon: du soleil et de la nostalgie

Julian | 30 mai 2024

Parmi tous les styles présents sur la scène romande, le jazz-fusion semble être celui qui s’est le mieux implanté. Ça foisonne de groupes jouant des instrumentales aux rythmes électriques qui mélangent le rock psychédélique avec d’autres genres, comme la funk, la dub, ou même la world-music. Leur but est simple, faire nous déhancher, que ce soit devant la scène, ou derrière nos casques et stéréos.

Et ce n’est pas le groupe d’aujourd’hui qui dira le contraire ! Après deux albums et un EP l’année dernière, L’Effet Philémon, groupe jurasso-neuchâtelois, sort en ce mois de mai « Presque le Soleil ».

Voici quatre morceaux aussi « chill » et mélancoliques que dansants. On commence par « Nos incendies » : un groove oriental évoque la chaleur estivale, et un violon danse par-dessus, accompagné des pincements de guitare.

Vient ensuite « Les cités noires » ; tandis qu’au fond se déchainent les djembés, une instru funky accompagne la mélodie grave d’un synthé, auquel s’ajoute, vers la fin du morceau, ce même violon qui cette fois nous joue un air langoureux.

Tu l’auras compris, on a affaire à de la bonnes instrus chaleureuses, qui sont d’ailleurs très abordables quant à leur durée : pas plus de 3 min.30, cinq au plus long: ça ne mange pas de pain, c’est abordable, pas besoin d’en faire plus.

Sur le morceau éponyme, ce même violon de tout à l’heure établit une atmosphère mystérieuse ; il crie dans une vaste plaine où lui répond un clavier par quelques accords. Puis, émergent le son rock d’une guitare électrique et un groove aux saveurs de dub. Comme si une fête se déclarait soudainement à cet endroit.

Plus j’écoute cet album plus je me demande dans quelle mesure est-ce que les membres du groupe ont été influencés par la musique orientale. Sans trop m’y connaitre en musicologie, j’ai l’impression que les mélodies viennent de gammes qu’on associerait à la culture arabe ; certains passages m’évoquent bien plus un paysage aride qu’une plage au sable fin. Ça ne veut pas dire que les deux soient mutuellement exclusifs, l’un peut très bien aller avec l’autre.

Et l’EP finit par un titre qui semble être ironique. « La fête du plus rien » est un court air de smooth jazz aux allures caraïbéennes. Il est comme faussement joyeux. L’intitulé seul nous dit qu’il n’y a plus rien. Ça ressemble au générique de fin qui passerait au retour de nos vacances et au début de l’automne ; la fête est finie, et on en est bien triste.

Au final qu’est-ce que j’en ai pensé ? Il y a quelques semaines, j’ai chroniqué un autre album instrumental, l’endiablé et bouillonnant « Maggiore 800 » du groupe l’Osmose. Si je le compare avec « Presque le Soleil », je constate que L’Effet Philémon propose des choses plus calmes et nostalgiques, mais non moins dansantes. Aussi, j’ai bien aimé le fait que les morceaux m’évoquent un été aride : tu sens les rayons d’un soleil de fin août taper sur ton crâne !

Dans tous les cas je ne peux que te conseiller cet EP pour attendre les jours de canicule et de baignade. Si ça se trouve, ça deviendra la bande-son de tes vacances !

Allez, un peu de patience : c’est presque l’été !

Animation: Emma
Chronique: Julián
Production : Baptiste & Stéphanie
Réalisation: Léo & Lorenzo
Première diffusion: 21 mai 2024
Crédits photos : © L’Effet Philémon
Publié le 30 mai 2024

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Une publication de Julian


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