Le journal moitié-moitié
Genève : Le Conseil d’État veut limiter la hausse des subsides
Conformément au plan financier 2026-2029 présenté en septembre, le Conseil d’État genevois propose deux mesures d’économies au Grand Conseil.
Parmi ces mesures, la suppression de l’indexation automatique des subsides d’assurance-maladie. Le Conseil d’État veut abroger ce mécanisme afin de limiter leur croissance. Selon ses estimations, la suppression de l’indexation générerait des économies de 14 millions de francs en 2027, de plus de 18 millions en 2028 et de plus de 29 millions en 2029. Le PS s’oppose à cette mesure et annonce un référendum si la loi est adoptée.
Le gouvernement veut aussi économiser 4 millions par an en supprimant le double salaire versé le dernier mois avant la retraite à certain·e·s employé·e·s de l’État.
On continue avec les assurances-maladie, qu’une majorité de Suisses déclarent payer facilement
Environ deux tiers des ménages suisses disent n’avoir aucune difficulté à régler leurs primes, selon un sondage de Comparis. Toutefois, les Romand·e·s et les Tessinois·es souffrent davantage face à cette augmentation que les Alémaniques.
En Suisse romande, 51 % des personnes interrogées ont déclaré pouvoir payer leurs primes sans difficulté, contre 40 % au Tessin. En Suisse alémanique, ce chiffre monte à 63 % des ménages. Au total, 16 % des personnes interrogées ont déclaré avoir régulièrement des difficultés à payer leurs primes. En Suisse romande, ce chiffre atteint même 21 %. Les personnes aux revenus les plus faibles sont aussi particulièrement touchées.
La culture professionnelle en danger selon Suisseculture
La faîtière s’inquiète des conséquences des coupes budgétaires liées au plan d’austérité de la Confédération, aux accords bilatéraux III et à l’initiative visant à réduire la redevance SSR. Selon la dernière étude, le revenu moyen des artistes est tombé à moins de 40’000 francs par an en 2021. Suisseculture rappelle que la profession artistique n’est pas un hobby, mais un métier avec des charges et des risques.
L’association estime aussi que la Suisse est trop petite pour garantir à elle seule la survie de ses artistes et demande une pleine participation au programme européen Europe créative. Des décisions sont attendues en mars au Parlement.
Des Victoires de la musique majoritairement féminines
60 % des nommé·e·s aux récompenses musicales françaises sont des femmes. Parmi les neuf catégories de cette 41e édition, 21 des 34 nominations reviennent à des chanteuses, qui en cumulent parfois plusieurs. « Elles ont réussi à imposer leur marque de fabrique dans des délais extrêmement courts, avec des esthétiques et des processus de développement très différents », décrypte pour l’AFP Antoine Gouiffes-Yan, nouveau président des Victoires de la musique. Parmi ces nommées, on retrouve la grande favorite Theodora, la star mondiale Aya Nakamura ou encore le retour de Vanessa Paradis. Plus surprenant, une Victoire d’honneur sera remise à la chanteuse grecque Nana Mouskouri, qui connaît un regain de popularité avec la série Netflix « Cassandra ». Les Victoires seront remises vendredi soir.
Les quinquas investissent les boîtes
Alors que la Gen Z délaisse les soirées en club, c’est une autre génération qui s’y intéresse. Des personnes entre 40 et 70 ans décident de découvrir ou redécouvrir boîtes de nuit, festivals, voire raves. Histoire de rattraper le temps perdu, de lâcher prise après des vies un peu trop rangées ou juste de décompresser. Un milieu pas forcément facile d’accès pour un public régulièrement victime d’âgisme. Pour contrer cela, de nouvelles soirées se montent avec une programmation plus adaptée et des événements dédiés à cette population.
Après la retraite à 40, le burn-out à 4 ans
Pas de répit pour les enfants sud-coréens. Dès l’âge d’un an et demi, ils et elles sont nombreux et nombreuses à intégrer un hagwon, c’est-à-dire un établissement privé pour apprendre l’anglais, les maths ou le coréen en mode intensif. Objectif : être capable, dès l’âge de 4 ans, de réussir le concours d’entrée d’une école primaire réputée. La vie d’adulte commence donc très tôt : à 7 ans, certains enfants sont déjà inscrits à des cours préparatoires de médecine. Selon un enseignant cité par le New York Times, ces heures supplémentaires au primaire atteignent en moyenne 40 heures par semaine.
Bilan : le nombre de demandes de remboursement médical pour dépression et anxiété chez les enfants de moins de 8 ans a plus que triplé ces cinq dernières années dans l’un des quartiers chics de la capitale. Un problème pris au sérieux : la Commission nationale des droits humains dénonce des « violations des droits de l’enfant ».
Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

Commentaires
Pas encore de commentaire pour cet article.