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« La SSR doit rester l’une des garantes de la cohésion nationale »

Charly | 10 février 2026

V’la la revue de presse hebdo du 10 février 2026: La SSR doit rester l’une des garantes de la cohésion nationale, les locataire de Carl Vogt montrent leur visage, Jack Lang est tombé de l’armoire et l’affaire Epstein est de plus en plus obscure, ou pas.

« La SSR doit rester garante de la cohésion nationale », c’est bien le très respecté journal Le Temps, pourtant souvent classé à droite de l’échiquier politique, qui l’affirme dans son édito en une ce lundi. Si le quotidien s’inquiète, c’est qu’il y a un peu le feu au lac quand même : «exacerbé par les réseaux sociaux», «les fossés se creusent entre les régions linguistiques», mais aussi «entre la ville et la campagne».
«Parmi les garants d’une union fondamentale, il y a la SSR, qui parle de la Suisse à l’ensemble des habitants du pays quels que soient leur origine, leur niveau social, leur âge ou leur sensibilité politique.» nous rappelle Vincent Bourquin, rédacteur en chef adjoint.
Pour autant la SSR doit encore faire des efforts selon l’éditorialiste qui souligne un besoin de rationalisation ou rappelle le retropédalage sur l’abandon de la radio FM. Oui tu sais le truc qu’on a coupé avant de se rendre compte qu’on perdait la moitié de nos auditeurs…
En conclusion Vincent Bourquin c’est sa mission de cohésion nationale que la SSR ne devra pas oublier en cas de rejet de l’initiative 200 francs ça suffit.
D’ailleurs un petit entrefilet, deux pages plus loin, nous renseigne sur une manifestation passée un peu inaperçu. A Bellinzone, au Tessin, 4’000 personnes ont manifesté en soutient à la SSR.

Les locataire de Carl Vogt montrent leur visage

«Des locataires entre révolte et amertume» pour la Tribune de Genève, qui a décidé de mettre le sujet à la une lundi et de signer un édito. Pour la journaliste Léa Frishknecht, «Carl Vogt est un combat légitime».
Elle souligne qu’un appartement est «bien plus qu’une possibilité de revenu exponentiel pour les spéculateurs». C’est «un logement ou on se sent à l’abri et l’on voit grandir sa famille», «c’est tout une vie» et «dès lors on ne peut que comprendre leur colère et leur combat.»
La Tribune signe une série de portrait, en donnant un visage aux habitants, comme l’avait fait Le Courrier en janvier sur un ton émotionnel et revendicateur. D’ailleurs en re-parcourant cet article du Courrier j’ai remarqué un petit entrefilet. Cette petite info que tu places discrètement parce que bon tu savais pas où la mettre.
Alors est-ce que tu sais combien ont coûté les immeubles Carl Vogt au mécène et homme d’affaire Métin Arditi ? En 1999 ? Un peu moins de 10 millions. Et combien il les a revendu en 2020 ? Allez dis un chiffre. 128 millions. Ca se passe de commentaire.
Donc ici dans la Tribune, on quitte le ton émotionnel et revendicateur : on a le droit a des portraits photo en situation et des témoignages qui mettent les choses en perspectives. «Cette affaire est le reflet de la brutalité de ce monde» résume très justement un des habitants.

Jack Lang est tombé de l’armoire

Il fallait suivre le JT de 20h sur France Télévision mardi 3 février pour goûter cette réplique croustillante tout droit sortie du 20ème siècle et de la bouche de l’intéressé lui-même, ça ne s’invente pas.
L’ancien ministre de la culture français Jack Lang serait «tombé de l’armoire» quand il a appris que Jeffrey Epstein était un délinquant sexuel alors que les Epstein files révèlent une correspondance nourrie entre lui, sa fille et Jeffrey Epstein.
Les mails rendus publics dévoilent une société offshore détenue moitié moitié par Caroline Lang et Epstein ainsi qu’un testament à plus de 5 millions de francs. Ce dont Caroline Lang n’aurait jamais entendu parler.
Au final le père et la fille sont tombé d’un peu plus haut que de l’armoire : Ils ont été contraint à démissionner de leur mandats publics et le parquet national financier français a ouvert une enquête pour fraude fiscale à leur encontre.

Cette affaire Epstein c’est de plus en plus obscure

«L’affaire Epstein, le côté obscure de la globalisation» titre le matin dimanche qui met le sujet à la Une avec une interview du criminologue Xavier Raufer.
Selon lui cette histoire est «infiniment simple» : c’est celle d’un individu, Jeffrey Epstein, qui a recruté des jeunes femmes, dont des mineures, durant une trentaine d’année, pour les proposer à des individus riches et puissants. De plus il est mort dans des circonstances très suspectes puisque ses blessures ne correspondent pas à une mort par pendaison.
L’expert nous explique que la semaine écoulée revient à «craquer une allumette dans une cave plongée dans le noir». «Et là vous découvrez un tableau inattendu». Selon Xavier Raufer : « le vrai scandal c’est qu’aucune des personnes mise cause par les victimes n’a été entendue par la police»
Pour le criminologue l’affaire Epstein c’est le côté obscur de la mondialisation par le sommet, ses élites. Quant à savoir pourquoi Trump n’a pas tenu promesse sur toutes les révélations, Xavier Raufer a une réponse toute faite : «Le fond de cette affaire, c’est ce qu’on appelle les secrets d’état. Et les secrets d’État, c’est secret.


Journaliste : Charly
Réalisation: Léonard
Première diffusion antenne le 10 février 2026
Crédits photos: SSR
Publié le 10 février 2026

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