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La Microferme de l’Ortie: produire local, penser durable

Lola | 18 mars 2026

Créée en 2019, la Microferme de l’Ortie cultive des légumes de saison à taille humaine, sans pesticides, sans engrais chimiques, sans labour, et surtout avec l’envie de faire autrement. Produire localement, respecter le sol, recréer du lien entre celles et ceux qui cultivent et celles et ceux qui mangent. Alors comment ça marche, concrètement, une microferme aujourd’hui? C’est ce qu’on va explorer ensemble dans la matinale, avec Julien, membre du collectif de la Microferme de l’Ortie.

Comptant aujourd’hui cinq personnes travaillant pour le projet, la microferme de l’Ortie a été créée à l’origine dans le but de pouvoir faire du maraîchage en respectant des principes agroécologiques. Depuis sept ans, la structure cultive donc ses légumes selon ces valeurs, tout en faisant le choix de n’utiliser aucun appareil mécanisé: tout est fait manuellement. Julien explique le souhait de la Microferme de «montrer que c’est possible d’être productif de façon professionnelle tout en ayant des pratiques assez simples en termes de technicité» et que «c’est possible de faire de façon conviviale».

 

Une maximisation de l’espace

Malgré un terrain d’un hectare, la microferme travaille pour l’instant sur moins de 5000m2. En effet, puisqu’aucun moyen mécanique n’est utilisé, le but est de densifier les cultures. Julien explique : «là où une maraichère ou un maraicher classique mettrait une culture par planche, nous on essaye d’associer les cultures». L’espace est alors maximisé, ce qui implique, en plus de la densité de production, une densité de travail humain. «On consacre beaucoup de temps à chaque culture», souligne notre invité.

De plus, la microferme a pour valeur de travailler sur sol vivant : une pratique qui consiste à ne pas uniquement nourrir une plante mais à prendre soin du sol dans son ensemble. Julien et son équipe apportent alors beaucoup de matière organiques au sol (de la paille, du fumier, des microorganismes), ce qui va faire de lui le lieu d’une activité biologique intense. Un acte écologique et productif, comme l’explique Julien : «à partir de là le sol lui-même va générer tous les nutriments et aussi avoir une structure intéressante qui permet de moins le travailler».

 

Des paniers hebdomadaires pour éviter les pertes

La microferme de l’Ortie fonctionne sur le modèle de l’agriculture contractuelle de proximité, c’est-à-dire que la clientèle souscrit à un abonnement hebdomadaire ou bimensuel et a le droit à un panier de légumes à la fréquence choisie. Pour l’obtenir, il y a évidemment la possibilité d’aller le chercher directement sur place, mais les paniers peuvent aussi être déposés dans des points relais ou être livrés en vélo. En effet, la microferme collabore avec la coopérative Go-Fast : un choix en adéquation avec leurs valeurs, comme le raconte Julien : «travailler avec une entreprise locale qui adopte un mode de transport écologique, ça faisait sens à nos yeux».

De plus, ce système d’abonnement permet à l’entreprise de ne pas gaspiller de production : n’est produit que ce qui sera ensuite mis dans les paniers déjà commandés. Et au-delà d’un choix écologique et éthique, choisir la microferme permet aussi de découvrir des légumes méconnus du grand public. Sur leur terrain, plus d’une quarantaine de légumes sont cultivés!

Finalement, une question demeure fondamentale lorsque l’on parle d’alimentation biologique, éthique et locale: son prix. Soulignant l’importance de cet enjeu, Julien mentionne que la microferme de l’Ortie rentre dans le dispositif de la Calim: une caisse alimentaire genevoise. Fonctionnant sur le modèle des assurances, les personnes ayant souscris à la Calim cotisent à hauteur de leurs moyens et reçoivent en retour une monnaie locale (des radis) dépensés dans des structures conventionnées. Julien affirme : «j’incite les personnes qui trouveraient que le bio est un peu cher à se tourner vers ce genre de dispositif où y’a une solidarité qui se met en place et qui permet à toutes et à tous d’acheter de la nourriture locale, de saison et de qualité» .

 

La suite de la microferme de l’Ortie

Dans les années à venir, de nombreux changements sont à prévoir dans la structure, notre invité nous confiant être dans un moment de chamboulement lors de son interview. En effet, des projets d’agrandissement sont entrepris dans la microferme dans le but d’augmenter le volume de production, d’ouvrir à davantage d’abonnés et de commencer à produire des fruits. Le projet souhaite également pouvoir créer de l’emploi.

Invité : Julien
Animation : Lola
Réalisation : Léo
Production : Lola
Première diffusion antenne : 4 février 2026
Rédaction web : Clara
Publication : 4 février 2026
Crédit photo de fond : Instagram @ortie_microferme
Crédit photo de une : DR
Dernières modifications : 16 mars 2025

Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

Une publication de Lola


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