Journal de bord du pavillon #2
Mercredi 1er avril, 2e jour de notre aventure au Pavillon Simone Weil.
Ça s’active plus que jamais par ici et nos oreilles sont en feu.
En même temps, ça ne nous dépayse pas trop du volume sonore de la rue de Carouge, ou du chantier du PAV, ou des alentours de la gare des Eaux-Vives. Bref, au moins ici, les oreilles saignent pour l’art et pas pour du béton.
Et quelle joie! Depuis aujourd’hui, on a une nouvelle voisine de studio. Et je peux te dire que ce n’est pas n’importe qui. C’est elle, enfin. Celle dont tout le monde parle, celle qui nous inspire, celle qui nous fait transpirer devant ses ouvrages. La star incontestée du Pavillon, la Beyoncé de la philosophie: Simone Weil!
Vêtue de son long imper noir, foulard noué autour du cou et lunettes rondes sur le nez, elle marche vers nous d’un air serein et déterminé. Elle a l’air de savoir exactement où elle va, ce qui dans ce monde en pleine mutation angoissante, est plutôt rassurant.
Thomas Hirschhorn a passé la soirée et le début de journée à la construire. À la découper, l’assembler, la coller morceau par morceau. Pour qu’elle prenne forme, Le résultat est impressionnant. Elle est grande, elle est là, elle occupe l’espace sans s’excuser. Et nous on aime ça. Oui, on nous a collé un immense portrait de Simone Weil derrière notre studio.
Alors pendant 78 jours, une œuvre de collection mondiale nous regardera diffuser notre direct de 17h00. Promis Simone, on essaiera de bien articuler, d’arrêter de faire semblant d’avoir lu La Pesanteur et la Grâce, et de continuer à honorer tes luttes.
Que se passera-t-il demain? Les 2000 palettes prévues seront-elles arrivées? Mon amitié avec le teckel pourra-t-elle enfin démarrer? La suite, au prochain épisode du Pavillon.
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Chronique : Judith
Réalisation : Alexis
Première diffusion antenne : 1er avril 2026
Publié le 10 avril 2026
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