Beck : le retour du caméléon
Beck, c’est le caméléon de la pop américaine, révélé par « Loser » en 1993 et sacré par Odelay, puis Sea Change. Il revient après sept ans de silence avec Ride Lonesome, son quinzième album, sorti le 18 septembre. Douze titres, produits par lui, mixés par Nigel Godrich, avec son père David Campbell aux arrangements de cordes.
Le disque s’ouvre sur le morceau-titre, « Ride Lonesome », lâché par surprise en avril : une guitare sèche, une mélancolie de troubadour, un parfum de country et de singer-songwriter des années 70. Avec « Run Away », l’album s’installe sans coup d’éclat, dans une atmosphère qui se déploie tranquillement, presque cinématographique. Puis « Disappearing Act » apporte un peu de lumière, d’une beauté presque subliminale. Le son reste sec et direct, avec des cordes et une batterie discrète qui laissent toute la place à la voix. Les thèmes sont ceux de Beck : la perte, l’angoisse existentielle, les hauts et les bas de l’amour, avec une vulnérabilité à nu. C’est un disque lent, qui demande parfois une deuxième écoute.
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Chronique: Priya
Animation : Lionel
Réalisation : Samuel
Première diffusion antenne : 7 octobre 2026
Crédit fond photo : Karl Walter
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