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Lanterns : quand les super-héros mènent l’enquête.

Sylvia | 1 octobre 2026

Si on m’avait dit que j’allais écrire une chronique sur l’univers DC Comics, je ne vous aurais pas crus! Ce n’est vraiment pas mon univers de prédilection. Mais Lanterns, c’est du super-héros avec un twist à la True Detective. Et forcément, là, vous commencez à me parler!

Dès le début, on est plongés dans l’univers des Green Lanterns, une sorte de police intergalactique dont les membres possèdent une bague qui leur donne des super-pouvoirs. On rencontre John Stewart, la nouvelle recrue, et Hal Jordan, le Lantern expérimenté, un peu blasé, qui n’a absolument aucune envie de se faire remplacer.

Tous les deux sont envoyés dans une petite ville du Nebraska après une fusillade qui a fait plusieurs morts sur un terrain de football américain. Là où la police locale voit une tuerie, Hal, lui, soupçonne une origine extraterrestre.

Mais l’enquête n’est finalement qu’une partie de l’histoire, puisque la série s’intéresse aussi beaucoup au passé de ses personnages.
On comprend assez vite que pour John, devenir un Lantern n’est pas juste un nouveau boulot:il s’y prépare depuis qu’il est enfant.

On le découvre notamment à travers plusieurs flashbacks. Dans l’un d’eux, John, 10 ans, regarde avec ses frères une interview de Hal Jordan, qui vient justement de devenir Green Lantern. Leur père rentre à la maison et les enfants s’empressent d’éteindre la télévision.
Il demande alors à John de prendre une pomme et de le rejoindre dans le jardin.
Et là, changement d’ambiance:John pose la pomme sur sa tête, assure à son père qu’il n’a pas peur… et son père sort son pistolet et fait exploser la pomme.
Petit clin d’œil à Guillaume Tell, j’ai envie de dire… mais surtout, on comprend très vite que John a été élevé avec une conception assez radicale du courage.

Pour le contexte, le père de John avait lui-même été envisagé pour devenir Green Lantern, avant d’être disqualifié à cause de sa peur. John a donc été préparé dès l’enfance à prendre potentiellement la relève, avec une règle essentielle:ne jamais avoir peur.

La relation entre John et Hal va, elle aussi, évoluer au fil des épisodes. On voit vraiment le décalage entre les deux.
À un moment, Hal lui donne sa bague magique et lui demande tout simplement de voler. John essaie… échoue lamentablement… et Hal lui tend les deux billets d’avion qu’il avait déjà achetés.

John essaie d’apprendre un maximum de celui qui a été son héros pendant toute son enfance, alors que Hal, lui, adopte plutôt la méthode «débrouille-toi et on verra bien».

Si on enlève les bagues et les super-pouvoirs, ça ressemble vraiment à un polar, et c’est justement là qu’on m’a eue. Il y a tout ce que j’aime:une ambiance lente et dramatique, une enquête qui se dévoile petit à petit et des personnages dont on ne sait jamais s’ils nous disent toute la vérité.
Et malgré les extraterrestres et les bagues magiques, tout reste étonnamment terre à terre:on passe beaucoup plus de temps dans des motels, des bars et sur les routes du Nebraska qu’à sauver la galaxie en costume moulant de super-héros.

Il y a notamment une scène où Hal interroge un homme qu’il soupçonne d’être un extraterrestre qui aurait pris une apparence humaine. Il teste ses connaissances de la culture américaine, l’observe, le pousse à bout… jusqu’à ce que le type révèle qu’il est effectivement un alien et que son squelette contient une bombe qu’il peut déclencher par la pensée… avant de se faire exploser.

Grâce à sa bague Hal contient l’explosion de justesse. Voilà:on se trouve au cœur d’un interrogatoire de police au fin fond du Nebraska et, trente secondes plus tard, un alien vient de se faire exploser dans le commissariat. Et bizarrement… ça fonctionne!

En plus, côté casting, il y a quand même quelques visages qu’on connaît déjà. Kyle Chandler, qui joue Hal Jordan, a ce visage de «mais je l’ai déjà vu quelque part!». Et c’est normal:il a joué dans plein de films comme Le Loup de Wall Street ou Manchester by the Sea, et surtout dans la série Friday Night Lights.
Il a un naturel dans sa manière de jouer qui le rend presque énervant. Son côté nonchalant fonctionne parfaitement.

Aaron Pierre, dans le rôle de John, est tout l’inverse. Son personnage est beaucoup plus intense, plus à fleur de peau, et il arrive à faire ressortir aussi bien sa vulnérabilité que toute la colère qu’il porte en lui.
Il faut aussi préciser qu’il est très, mais alors TRÈS agréable à regarder… Voilà, je pense que c’est une information importante pour comprendre la série! 🙂

Mais pour moi, la vraie surprise du casting, c’est la shérif de la ville, jouée par Kelly Macdonald! Une actrice écossaise qu’on connaît notamment pour son rôle de Margaret Thompson dans Boardwalk Empire ou encore dans Trainspotting. Je ne m’attendais absolument pas à la retrouver dans un univers de super-héros.
Et pourtant, ça lui va comme un gant. Elle peut discuter très sérieusement de la possibilité qu’un suspect soit extraterrestre comme s’il s’agissait du dossier le plus banal de son commissariat. Et ce décalage fonctionne parfaitement.

Il y a quand même quelques choses qui m’ont moins convaincue. La série joue énormément avec les flashbacks et les différentes temporalités et, je l’avoue, j’ai parfois été complètement perdue. Il faut quand même bien s’accrocher.
Même maintenant, je ne suis pas certaine d’avoir remis toutes les pièces du puzzle dans le bon ordre et j’espère que les derniers épisodes m’apporteront les réponses qui me manquent.

Verdict:DC n’a peut-être pas réussi à me convertir complètement aux super-héros, mais à Lanterns, oui!

Et finalement, derrière les extraterrestres et les bagues magiques, j’ai aussi été assez touchée par ce que la série raconte sur la peur. John a été élevé avec cette idée qu’il ne devait littéralement jamais la ressentir. À un moment, ses parents l’abandonnent même seul, la nuit, dans un quartier qu’il ne connaît pas, pour qu’il retrouve son chemin. Il y arrive… mais une fois rentré chez lui, il craque et se met à pleurer.

Et j’ai trouvé ça assez juste:à force de vouloir lui apprendre à ne jamais avoir peur, la série nous montre surtout que c’est impossible. Avoir peur, ça fait aussi partie de nous et le vrai courage c’est d’avancer malgré elle.

Comme quoi, il aura fallu DC Comics pour me rappeler quelques petites leçons de vie!

Et si ça ne suffit pas à vous convaincre… je rappelle qu’il y a Aaron Pierre et qu’il est très, mais TRÈS agréable à regarder. 🙂

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Chronique : Sylvia
Animation : Lionel
Réalisation : Marlon
Première diffusion antenne : 28 septembre 2026
Crédits photos : HBO Max
Publié le 1er octobre 2026

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Une publication de Sylvia


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