Carpenter Brut – retour du boss final de la darksynth
Carpenter Brut revient et frappe toujours aussi fort, avec son nouvel album paru le 26 février dernier.
Carpenter Brut, de son vrai nom Franck Hueso, est originaire de Poitiers. Il est souvent considéré comme le fer de lance de la darksynth, sous-genre de la synthwave.
La synthwave est un genre musical ayant émergé au début des années 2010, influencé par la musique et les films des années 80. Le genre repose sur une forme de nostalgie, reprenant sonorités, accords et mélodies de l’époque avec une production plus moderne.
La darksynth, quant à elle, s’inspire davantage des musiques de films d’horreur ou de science-fiction des années 70 et 80, notamment de John Carpenter, auquel le nom du projet fait directement référence. On y retrouve des tempos plus rapides, des basses lourdes et l’utilisation de synthétiseurs vintage qui donnent cette vibe très 80’s. Le tout avec une forte influence metal.
Le projet Carpenter Brut débute avec la sortie entre 2012 et 2015 de trois EP formant une première trilogie, rassemblée dans un album en 2016.
S’exposant peu aux médias, l’artiste s’est pourtant forgé une solide réputation dans les milieux électro et métal, en France comme à l’international.
Ce lien entre électro et métal s’explique aussi par un univers très marqué par le jeu vidéo. Carpenter Brut a notamment participé à la bande-son de Hotline Miami 2 et de Furi. On le retrouve aussi dans The Crew Motorfest.
Les jeux Hotline Miami sont d’ailleurs connus pour leur bande-son électro particulièrement marquante, ce qui a largement contribué à faire connaître l’artiste à l’international.
D’autant plus que ce sont des jeux où l’on meurt et recommence souvent, donc la musique devait tenir sur la durée.
Bien que le projet soit porté par Franck Hueso, il est accompagné en live par Adrien Grousset à la guitare et Florent Marcadet à la batterie.
L’une des grandes particularités de Carpenter Brut, c’est le son.
Tout sonne extrêmement bien et surtout fort. Plus fort, toujours plus fort.
C’est simple : lancez un de ses albums après n’importe quoi d’autre, ce sera un cran au-dessus en termes de volume. Et ça, c’est quelque chose que j’adore.
Leather Temple ne fait pas exception : une fois l’intro orchestrale passée, c’est parti pour 40 minutes de mur de son.
La formule n’a pas changé d’un pouce en dix ans. Mais dans ce cas précis, c’est exactement ce qu’on attend.
Un peu comme chez AC/DC ou Motörhead : c’est toujours la même chose, mais on en redemande.
Il y a bien eu quelques collaborations sur l’album précédent, avec du chant sur certains morceaux. Mais ici, pas de voix : uniquement de la musique.
Et chez Carpenter Brut, c’est largement suffisant tant les instrumentales prennent de la place et remplissent l’espace sonore.
La rançon de la gloire, c’est que pour les voir en concert, il faudra sans doute se déplacer. Une tournée mondiale est en cours, mais elle ne passe pour l’instant pas par la Suisse.
Il est néanmoins possible de les voir à Grenoble le 29 octobre prochain. Et pour les plus rapides, une date à l’Olympia est prévue dans les prochains jours.
En attendant, difficile de faire mieux pour se réveiller qu’un morceau de Carpenter Brut.
Carpenter Brut : Leather Temple
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Chronique : Adrien
Animation : Lola
Réalisation : Léo
Première diffusion antenne : 18 mars 2026
Publié le : 21 mars 2026
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