Le journal moitié-moitié
Genève veut que la France accueille une manifestation
Le Conseil d’État a, pour la première fois, fait un point de situation hier devant les médias concernant les manifestations anti-G7 qui pourraient se tenir en juin, en protestation contre le sommet.
« La France doit garantir un lieu pour une manifestation. Il n’est pas acceptable que la question du débat démocratique soit reportée sur notre territoire et gérée par le canton », a déclaré la conseillère d’État Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique. La socialiste a également rappelé que Genève et la Suisse ne sont ni organisateurs ni parties prenantes au sommet.
Le collectif de la Grève féministe a déposé une demande d’autorisation pour manifester le 14 juin, avec des revendications élargies au G7. Le canton n’a pas encore pris de décision.
« La situation géopolitique est très instable et peut avoir des impacts dans une ville internationale comme Genève », a justifié Carole-Anne Kast.
Et à Genève toujours, l’initiative anti-spéculation de l’ASLOCA partiellement invalidée
Le Conseil d’État a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l’achat d’immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.
Le Conseil d’État estime que la mise en œuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais, mais aussi de moyens humains et financiers.
Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.
Les réseaux sociaux nuisent au bonheur des enfants
Selon le rapport annuel sur le bonheur publié aujourd’hui par l’ONU, l’utilisation intensive des réseaux sociaux affecte le bien-être des jeunes, et surtout celui des filles.
« Des baisses spectaculaires » du niveau de bonheur ont été enregistrées chez les moins de 25 ans aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Parmi les facteurs influents figurent le temps passé sur les plateformes de réseaux sociaux, le type de plateformes et la manière dont elles sont utilisées.
Ce lien entre l’utilisation des réseaux sociaux et le bien-être est mis en évidence dans ce rapport au moment où de nombreux pays envisagent d’imposer des restrictions à leur utilisation par les jeunes.
Prix du cinéma suisse : les films nominé·e·s à voir au Bio de Carouge
Les films en lice pour les Prix du cinéma suisse 2026 seront projetés au cinéma carougeois du 23 au 29 mars, souvent en présence de l’équipe du film pour un échange avec le public.
Treize longs-métrages et deux programmes dédiés aux courts-métrages et aux films de diplôme sont à l’affiche de cette Semaine des nominé·e·s, dont les films romands « À bras-le-corps » de Marie-Elsa Sgualdo, « Qui vit encore », un documentaire du réalisateur genevois Nicolas Wadimoff, et « Le chantier » de Jean-Stéphane Bron.
Les séances seront à cinq francs en semaine et gratuites le week-end pour les films primés. La cérémonie des Quartz aura lieu le 27 mars à Zurich.
Un béton innovant imaginé à Zurich
Des chercheurs et chercheuses zurichois·es participent à un projet européen afin de développer un béton durable imprimé en 3D.
Le nouveau matériau, composé exclusivement de matériaux recyclés, fixe le CO₂ et minimise le besoin d’armatures en acier conventionnelles.
Grâce à la fabrication numérique et à l’impression 3D couche par couche, les scientifiques peuvent concevoir des formes géométriques optimisées sans recourir à des coffrages coûteux.
L’objectif de ce projet est de décarboner la construction. Un prototype de module de bâtiment doit voir le jour d’ici 2028.
Trahi·e·s par Pokémon Go
Sur internet : si c’est gratuit, c’est que c’est toi le produit.
Et les chasseurs et chasseuses de Pikachu, Ronflex et autre Bulbizarre n’auront pas fait exception. Ils et elles ont récemment eu la surprise d’apprendre que les kilomètres passés à pourchasser des Pokémon à pied ont servi à entraîner des robots-livreurs.
Depuis son lancement, Pokémon Go a permis à Niantic, le studio à l’origine du jeu, de collecter plus de 30 milliards d’images du monde réel.
Ces données alimentent aujourd’hui Niantic Spatial, un système de positionnement visuel très précis, utilisé pour guider des robots de livraison comme ceux de Coco Robotics à Los Angeles, Chicago ou Helsinki. Grâce à ce partenariat, les robots peuvent effectuer plus facilement des livraisons en milieu urbain.
Les Pokémon hunters ne sont pas très enthousiastes face à cette révélation, qui relance le débat sur l’utilisation de nos données et suscite des inquiétudes, notamment concernant les débouchés dans l’industrie militaire.
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