Le journal moitié-moitié
La diminution de 50 francs du forfait d’intégration dans l’aide sociale à Genève ne passe pas
Une pétition de près de 2’000 signatures contre ces coupes dans les prestations a été remise au Grand Conseil hier.
Décidée fin janvier, la modification par le Conseil d’État, sans possibilité de référendum, a été considérée comme « injuste » par les personnes affectées, affirme le Syndicat des services publics Genève. Associations, syndicats et partis de gauche se sont unis pour porter cette pétition, à laquelle le MCG s’est rallié.
Plutôt que la réduction décidée par les autorités, la coalition demande notamment un soutien accru aux familles monoparentales, une diminution des loyers et des primes maladie ou encore davantage de moyens pour l’Office cantonal de l’emploi, l’Hospice général et les services sociaux.
Outre les signatures, les pétitionnaires lancent une plateforme contre la précarité qui sera opérationnelle d’ici fin mars.
Vernier à nouveau doté d’un conseil municipal
Privée de Conseil municipal depuis plus de neuf mois en raison d’une fraude électorale et de différents recours, la Ville de Vernier a finalement un délibératif. Élu·e·s le 30 novembre dernier, les 37 conseillères et conseillers municipaux ont prêté serment lundi soir.
Cette prestation de serment ne met toutefois pas complètement fin aux incertitudes qui ont marqué les élections municipales à Vernier. En effet, le Tribunal fédéral doit encore se prononcer sur un recours visant le scrutin du 30 novembre et sur son éventuel effet suspensif.
La Suisse s’est exprimée sur l’Iran
La Suisse est très alarmée par la détérioration « rapide » et « dangereuse » de la situation sécuritaire après les frappes américaines et israéliennes, a affirmé une responsable de la mission suisse à l’ONU à Genève hier.
Devant le Conseil des droits de l’homme, Berne a mis dos à dos ces deux pays et l’Iran dans leur recours à la force, qui menace la région.
La Suisse appelle à nouveau toutes les parties à la « retenue ».
En Iran, elle dénonce à nouveau la « répression violente » des manifestations en janvier dernier, qui ont fait des milliers de victimes. Les restrictions aux libertés fondamentales et l’absence de procès équitables violent également les obligations internationales de l’Iran, selon elle.
Top départ de la semaine contre le racisme en Ville de Genève
Jusqu’au 26 mars, cet événement va explorer le rôle de l’éducation face au racisme au travers d’animations culturelles et de discussions.
Selon le rapport sur la discrimination raciale en Suisse de 2024, le plus grand nombre de signalements est observé au moment de l’enseignement obligatoire. De quoi pousser à porter une attention à ces questions, estime le maire de Genève Alfonso Gomez.
La Ville de Genève appelle donc à réfléchir à la manière d’aborder le racisme avec les plus jeunes.
La militante Rokhaya Diallo tentera de répondre à cette question lors d’une discussion avec l’enseignante Manel Ben Boubaker.
Des ateliers sont également prévus.
Les artisan·e·s genevois·es à l’honneur du 27 au 29 mars
À l’occasion de la Journée européenne des métiers d’art, différents artisan·e·s et centres de formation professionnelle seront présent·e·s à ces dates au pavillon Sicli. Verrier, luthier, peintre en lettres, modiste, abat-jouriste ou encore sellier : un grand nombre de métiers rares seront présentés au public pendant trois jours. Il sera également possible de visiter des institutions culturelles, comme le Grand Théâtre, où le public pourra découvrir les ateliers de décors, de perruques et de chaussures. La manifestation est gratuite, et certains événements sont accessibles sur inscription, notamment des ateliers et conférences.
L’Alpine Divorce, la dangereuse tendance séparation
Les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux : des femmes racontent avoir été abandonnées par leurs partenaires lors de randonnées en montagne, ou dans un environnement isolé, sans eau, sans nourriture ou moyen de communication.
Le but, au-delà de l’humiliation : provoquer une séparation en évitant la discussion ou la confrontation directe.
Selon le magazine Psychologie, l’alpine divorce peut parfois aussi s’apparenter à une forme de punition implicite ou de démonstration de pouvoir. Laisser l’autre se débrouiller seul·e revient à affirmer une position de contrôle, en montrant que l’on peut partir sans se soucier des conséquences.
Et pourtant, ces conséquences peuvent être dramatiques puisqu’un homme a récemment été condamné à 5 mois de prison avec sursis pour avoir laissé mourir sa compagne sur un sommet autrichien. Lors du procès, son ex a déclaré qu’il lui avait infligé le même traitement.
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