Le journal moitié-moitié
Genève : des vidéos mettent la police en cause lors d’une manifestation
Une enquête de la RTS met en lumière l’usage non conforme de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc lors d’une manifestation de soutien à Gaza à Genève, en octobre 2025.
L’étude d’environ 1’000 photos et vidéos révèle plusieurs erreurs tactiques importantes. Le blocage du pont du Mont-Blanc aurait notamment provoqué un dangereux effet d’accordéon parmi les quelque 3’000 manifestants/manifestantes.
Selon les experts/expertes, plusieurs pratiques s’écartent de la doctrine policière : des grenades lacrymogènes tirées en cloche au lieu d’être lancées au sol, un tir tendu en gare et une forte concentration de gaz lacrymogène dans un espace confiné.
Une enquête de l’inspection générale des services est en cours.
De son côté, la conseillère d’État Carole-Anne Kast a demandé un retour d’expérience afin d’évaluer le dispositif policier.
Berne entre en campagne contre l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions »
Le conseiller fédéral Beat Jans lance ce matin la campagne du gouvernement contre l’initiative de l’UDC.
La semaine dernière, une alliance qui regroupe le PLR, le Centre, le PVL, le PEV ainsi que des acteurs économiques s’était déjà prononcée contre ce texte.
L’initiative dite pour la durabilité demande que la population résidente permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d’ici 2050.
Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.
Une enquête RTS révèle que des sources Henniez sont trop polluées pour être utilisées
Après le scandale lié au traitement de ses eaux minérales, Henniez n’est plus autorisée à utiliser des filtres au charbon actif pour réduire les traces de pesticides. L’entreprise doit désormais renoncer à exploiter une partie de l’eau provenant de ses captages et ajuster le mélange des eaux restantes afin de proposer à la vente une eau qui respecte les limites légales.
Dans un rapport du chimiste cantonal vaudois datant de mars 2023, obtenu par la RTS, on apprend aussi que l’eau de certaines sources d’Henniez est parfois tellement polluée par des résidus de pesticides qu’elle devient inutilisable.
Le FIFDH récompense deux films sur l’Iran et le Soudan
A Fox Under a Pink Moon reçoit le Grand Prix du documentaire.
Le film revient sur les tentatives de fuite d’Iran pendant cinq ans de la jeune Afghane de 16 ans, Soraya Akhlaghi. Réalisé par cette artiste avec le cinéaste iranien Mehrdad Oskouei, il dénonce la violence du patriarcat.
Le Grand Prix de la fiction est attribué à Cotton Queen de Suzannah Mirghani, qui met en image les luttes de pouvoir et les récits de femmes contre la colonisation dans une région cotonnière du Soudan.
Le FIFDH s’est terminé hier. Plus de 200 invités des milieux artistiques, scientifiques, politiques et militants se sont mêlés aux près de 33’000 spectateurs et spectatrices.
Bilan exceptionnel pour la Suisse aux Jeux paralympiques
La délégation suisse rentre de Milan-Cortina avec six médailles, dont le titre en descente du Neuchâtelois Robin Cuche, un record depuis 24 ans.
Les Suisses ont remporté deux fois plus de médailles que l’objectif fixé par leur chef de mission, Tom Reulein. « C’est absolument exceptionnel », a-t-il commenté.
Au-delà des médailles, cette édition reste marquée par des tensions géopolitiques liées à la réintégration des athlètes russes, tandis que l’athlète iranien Abolfazl Khatibi Mianaei n’a pas pu participer en raison de la guerre déclarée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Et un nouveau site bien sexiste
Check Her Bodycount propose d’évaluer, sur la base du profil Instagram, le bodycount de n’importe quelle femme dont la page est accessible.
Petit rappel pour celles et ceux qui ont eu la chance d’être épargné-es par ce concept : le bodycount désigne le nombre de partenaires sexuels qu’une femme a eus. Pour les mascus, ce chiffre est présenté comme un critère moral, censé déterminer la valeur d’une personne.
Des petits malins ont donc décidé de transformer ce concept en site web. En analysant les abonnés, les publications, les tags et d’autres données assez douteuses, le site attribue un chiffre et un jugement allant d’innocente à menace.
Tout cela repose en réalité sur du vent et change à chaque utilisation. Le site se présente comme humoristique, à partager entre copains, mais on voit bien les dégâts que cela peut provoquer, notamment en renforçant et en diffusant des stéréotypes.
La good news dans tout ça, c’est que la réaction ne s’est pas faite attendre.
Une version détournée du site, intitulée Check His Bodycount, a également été lancée. Il s’agit en réalité d’un site de sensibilisation aux violences faites aux femmes.
Ici, le « bodycount » ne renvoie pas au nombre de partenaires sexuels, mais au nombre de féminicides.
Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

Commentaires
Pas encore de commentaire pour cet article.