Le journal moitié-moitié
Affaire des billets antisémites à Genève : la procédure pourrait être relancée
Une retraitée s’est autoaccusée pour les billets antisémites collés en 2024 et 2025 sur une galerie d’art genevoise, affirmant avoir voulu dénoncer le gouvernement israélien sans viser des personnes juives, révèle Léman Bleu, repris par la Tribune de Genève et Le Courrier.
Dans cette affaire, la figure des manifestations genevoises, Anne-Cécile Reimann, avait été condamnée la semaine dernière par le Ministère public pour injure et incitation à la haine. Elle avait toujours contesté les faits. Le Ministère public confirme la dénonciation, qui pourrait conduire au classement des faits contre Anne-Cécile Reimann et à l’ouverture d’une nouvelle procédure contre l’auteure présumée.
La partie plaignante, qui avait identifié Mme Reimann comme étant l’auteure des billets, reste prudente, évoquant une possible opération de communication. Pour la défense, qui réclame un acquittement et des dommages et intérêts, l’affaire illustre les dérives d’ordonnances pénales fondées sur une mauvaise photo.
Office cantonal de la santé : des engagements contestés examinés par le Grand Conseil
La RTS révélait le 19 janvier que deux employés français auraient été engagés dans des conditions opaques et controversées à l’OCS.
L’affaire prend de l’ampleur puisque le Grand Conseil a chargé sa commission de contrôle de gestion d’étudier une résolution demandant une enquête indépendante et la mise sous tutelle des ressources humaines du Département de la santé et des mobilités (le DSM), qui chapeaute l’OCS.
Le conseiller d’État Pierre Maudet, chargé de la Santé, rejette ces accusations et dénonce une manœuvre politique contre lui. Il indique à la Tribune de Genève se tenir à disposition de la commission.
Les gouvernements romands contre la baisse de la redevance SSR
Les gouvernements cantonaux de Suisse occidentale se disent fermement opposés à l’initiative « 200 francs, ça suffit ! », visant à réduire le montant de la redevance SSR. Ils craignent des conséquences disproportionnées pour les minorités linguistiques.
Selon une étude réalisée sur mandat de l’Office fédéral des communications, le texte pourrait avoir comme effet une baisse de 33 % des effectifs de la SSR en Suisse alémanique.
En Suisse romande, l’impact serait presque deux fois plus fort, avec 60 % des effectifs menacés, a souligné hier, devant les médias à Lausanne, Stéphane Theurillat, ministre jurassien membre de la Conférence des gouvernements de Suisse occidentale, la CGSO.
La CGSO s’est également inquiétée des menaces pesant sur la pluralité et la qualité de l’information et a dénoncé un mauvais calcul pour la population, qui risque de devoir passer par des abonnements payants pour compenser la réduction de l’offre, notamment dans le sport.
Hier, plus de 600 professeurs d’université ont également signé une déclaration publique contre l’initiative, qui sera soumise au vote le 8 mars.
UNIGE : vers un diagnostic précoce de maladies neurodégénératives
On parlait hier des avancées de l’Université de Genève dans le traitement des cancers, eh bien l’UNIGE a annoncé lundi ses progrès concernant les maladies neurodégénératives.
En étudiant les structures de protéines anormales dans des cas d’ATTR, une maladie génétique progressive, les scientifiques avancent vers « une prise en charge personnalisée » pour les patients/patientes.
Les mécanismes de l’ATTR étant proches de ceux d’autres maladies, ces progrès permettraient également d’améliorer les diagnostics pour d’autres pathologies comme Alzheimer ou Parkinson.
Un objet emblématique des médias suisses, chez vous
Boîte à livres, arbre à chat ou lampadaire. Quelques dizaines de caissettes bleues de 20 minutes vont vivre une deuxième vie après avoir été récupérées par des lecteurs et lectrices nostalgiques de la version papier du quotidien.
Si la plupart des 800 caissettes présentes en Suisse romande vont être recyclées ou envoyées au musée, certains de ces objets historiques ont été proposés à la vente, au prix de 20 francs.
Le journal 20 minutes a stoppé son édition papier fin 2025, pour se concentrer sur son activité numérique.
Le monde va mal, et la musique aussi
Une étude sur la musique est sortie, publiée par The Economist.
Si l’on en croit l’analyse des paroles des top titres de ces 25 dernières années aux États-Unis, la pop est déprimante.
Les thèmes de prédilection des stars du domaine sont le deuil, la rupture et le désespoir.
The Economist relève une augmentation de 13 points de pourcentage en 20 ans pour les tubes dont les paroles mentionnent l’angoisse.
Et en ce moment, c’est une grosse, grosse dépression : un quart des chansons du top 100 évoquent la tristesse.
Le magazine note également que les meilleurs albums de l’année 2025, sélectionnés par The Guardian, sont « imprégnés par le thème de la perte ».
Petite nuance en revanche, amenée par une étude viennoise : si on a vécu un événement collectivement traumatisant, comme un attentat ou une pandémie mondiale, les auditeurs et auditrices ne se morfondraient pas en chansons mais se tourneraient vers du contenu plus positif.
Un contenu à retrouver également sur l'application PlayPodcast

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