Le journal moitié-moitié
Transition médicale des mineur-es : Genève veut mieux encadrer
Le Grand Conseil genevois a débattu en fin de semaine dernière de quatre textes sur les transitions médicales de genre chez les mineurs, allant de l’interdiction totale à un meilleur encadrement des soins. La droite, emmenée par l’UDC, voulait interdire ces traitements, tandis que la gauche a dénoncé des projets contraires au droit et aux avis médicaux. Une motion du PLR proposant un délai de réflexion de dix-huit mois et un encadrement pluridisciplinaire a été rejetée, jugée trop restrictive par la gauche et insuffisante par la droite. En revanche, une autre motion PLR a été acceptée, appelant à mieux structurer et spécialiser les soins de transition de genre. Elle demande d’intégrer ces traitements à la Médecine hautement spécialisée afin de centraliser les compétences et de réduire les inégalités d’accès en Suisse. Cette motion a été votée par tous les groupes sauf l’UDC. Les autres textes n’ont pas été adoptés.
Drame de Crans-Montana : la Suisse réagit avec retenue aux pressions de l’Italie
La décision de libérer le propriétaire du bar « Le Constellation » a encore renforcé ce week-end le mécontentement de l’Italie, qui a pris un tournant politique : le pays a rappelé son ambassadeur en Suisse à Rome pour consultation. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, s’est déclarée « profondément indignée » par la décision du tribunal et a réitéré sa demande de coopération entre la Suisse et l’Italie pour traiter cette affaire.
L’Italie a ouvert ses propres investigations après l’incendie, car le pays compte de nombreuses victimes. Elle envisage d’intenter une action civile si un procès devait avoir lieu. La Suisse s’est montrée compréhensive et a rappelé le principe de séparation des pouvoirs dans la procédure.
Interrogé sur la portée du rappel de l’ambassadeur italien, le DFAE a indiqué qu’une telle mesure « appartient à la pratique diplomatique et n’est pas extraordinaire ».
« Al oeste, en Zapata », prix de la Critique au Black Movie
Le jury a unanimement apprécié le « classicisme impeccable » du réalisateur cubain David Bim. Le film raconte l’histoire d’une famille au cœur de la pandémie, en marge de la société cubaine. Le Prix des Jeunes a été décerné à « Singing Wings » du Kurde Hemen Khaledi.
Cette 27e édition du festival international de films indépendants s’est terminée hier et a accueilli 25’750 festivaliers/festivalières.
Black Movie reviendra pour une 28e édition du 22 au 31 janvier 2027.
Une IA pour prédire le risque de métastases des cancers
Des scientifiques de l’Université de Genève ont développé une intelligence artificielle capable de prédire le risque de métastases et de récidives à partir de cellules tumorales, notamment dans le cancer du côlon. Après avoir identifié les facteurs qui favorisent l’apparition de métastases, ils et elles ont ensuite repéré des « signatures génétiques » permettant d’en estimer le risque. Grâce à ces données, l’équipe a développé un outil capable de prédire la probabilité de métastases pour plusieurs types de cancers, avec une précision inédite, proche de 80 % dans le cas du cancer du côlon, un résultat bien supérieur aux outils déjà existants. Publiés dans la revue Cell Reports, ces travaux pourraient permettre des traitements mieux adaptés et ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.
Salomé Kora, aux Jeux d’été et d’hiver
La sprinteuse saint-galloise, spécialiste du 100 m, sera la première athlète femme en Suisse à participer à la fois aux Jeux olympiques d’été et d’hiver.
Déjà présente trois fois dans des JO estivaux en athlétisme, elle a été sélectionnée en bobsleigh pour la compétition hivernale, qui aura lieu du 6 au 22 février à Milan-Cortina. Elle sera la pousseuse de la pilote Debora Annen, avec qui elle a participé à deux étapes de Coupe du monde.
Sa sélection a été annoncée vendredi, seulement quelques mois après ses débuts dans la discipline.
Les admin nights, de l’administratif entre potes
La presse est formelle : ce serait l’activité la plus amusante et responsable que l’on puisse pratiquer en 2026. Le principe est simple : on se réunit à un apéro entre amis, mais pour faire ses impôts, on organise un repas autour du thème « payer ses factures » ou on résilie ses abonnements autour d’un verre. Le terme « soirée admin » nous vient du Wall Street Journal, qui explique que la phobie administrative serait le mal du siècle et que gérer ces obligations ennuyantes et anxiogènes à plusieurs rendrait les choses plus faciles. L’appel de la bière et le partage d’astuces boosteraient la productivité du groupe, développe le journaliste. Mais attention, l’admin night ne se pratique pas n’importe comment : il y a des règles. Toujours à domicile, avec des horaires fixés à l’avance, et on ne gère que son admin, surtout pas de télétravail déguisé. Évidemment, les espaces de coworking ont repéré le bon filon et organisent déjà leurs propres admin nights.
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